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Les militants PS plus que jamais partagés sur Valls II

AFP

La ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal le 22 août 2014 à La RochelleLa ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal  le 22 août 2014 à La Rochelle

La ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal le 22 août 2014 à La RochelleLa ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal le 22 août 2014 à La Rochelle

L'annonce du nouveau gouvernement Valls et la nomination d'Emmanuel Macron à l?Économie suscitent inquiétude et controverse parmi les militants PS, plus que jamais divisés à propos de la ligne économique, selon plusieurs témoignages recueillis mercredi par des journalistes de l'AFP.

"C'est plus qu'une désillusion" pour la militante nancéienne Marianne Birck, 34 ans. "La campagne que j'ai faite pour François Hollande, c'était pas pour mettre en ?uvre cette politique là. Le gouvernement n'aura pas changé la vie des gens", déplore cette partisane de Martine Aubry, qui cotise au PS depuis l'âge de 19 ans.

"Cela fait quelques mois déjà qu'on se rend compte que François Hollande tourne un peu le dos à ses engagements de campagne et ça nous déçoit un peu. Force est de constater que ce nouveau gouvernement, c'est pas un signal très positif", déplore aussi Thomas Couvert, un étudiant de 22 ans à Rennes.

Le nouveau ministre de l?Économie, Emmanuel Macron, avec son CV de banquier et son profil social-libéral, est particulièrement fustigé par de nombreux militants: "Quand on a dit pendant la campagne +mon ennemi c'est la finance+ et que les électeurs nous ont élus sur ce programme-là, c'est un signal très négatif et même une provocation de nommer une telle personne", insiste Thomas Couvert.

"On va encore plus loin que ce qui avait été fait précédemment, du coup ça va dans un mauvais axe politique et économique", abonde Pierre-Louis Landureau, un jeune militant d'Ille-et-Vilaine âgé de 17 ans.

Mais le profil de l'ancien secrétaire général adjoint de l?Élysée, bardé de diplômes, en séduit aussi certains: "Emmanuel Macron? Visiblement, il a des neurones bien faits", juge à Nancy Luc Méjean, 70 ans, qui lui aurait toutefois préféré l'économiste Thomas Piketty.

Le Premier ministre "Manuel Valls a eu raison" de se séparer d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, car ils "ont ouvert leur gueule dans le gouvernement, alors qu'ils n'en avaient pas le droit", estime-t-il.

- Instinct de survie -

Pour cet aubryste, universitaire retraité, on peut dire "tout ce qu'on veut" à l'intérieur du gouvernement ou dans les fédérations du parti. "Mais vis-à-vis de l'extérieur, non", insiste-t-il.

A Marseille, Eric Scotto, un militant proche de Patrick Menucci, est tout aussi sévère avec les "frondeurs", sans croire que ces derniers puissent provoquer une crise: "Avec Hollande à 17% dans les sondages, ce serait un suicide, or ils ont l'instinct de survie", affirme-t-il.

"Ce n'est pas une crise politique mais une crise d'ego de la part de Montebourg", estime Jennifer Michelangeli, une militante marseillaise qui reproche aux députés socialistes frondeurs de "prendre les Français en otages pour préparer le prochain congrès du PS".

Or, "le gouvernement n'est pas le lieu de préparation du congrès", tranche-t-elle.

Au cours des trois jours de la traditionnelle université d'été du PS, "on va pouvoir mesurer le rapport de force: ça va se jouer là bas et sur le prochain vote du budget", croit savoir Pierre-Louis Landureau.

Réticents face à l'étalage des dissensions sur la place publique, les militants veulent davantage de place pour le débat interne.

"On n'écoute pas beaucoup les militants. Tant dans le cadre du PS que celui du gouvernement, il doit y avoir une place pour le dialogue: on ne peut pas tous marcher avec le doigt sur la couture du pantalon", enjoint Josyane Klaeyle, 65 ans, une militante de Nancy au PS depuis 2002.

"Les dernières élections ont montré que le gouvernement n'est pas compris. Ce n'est pas en empêchant tout débat avec les parlementaires que ça va faire avancer les choses", dit-elle.

Première publication : 27/08/2014