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EUROPE

Ukraine : des femmes de soldats russes sans nouvelles de leurs maris

© Dmitry Serebryakov, AFP | Les mères et les épouses des parachutistes russes capturés en Ukraine à Kostroma, le 28 août.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/08/2014

Alors que Moscou nie avoir envoyé des troupes en Ukraine, des épouses de soldats russes, sans nouvelles de leur mari, dénoncent cette situation. Selon une ONG, 400 militaires russes ont été blessés ou tués en Ukraine.

Lors de sa dernière conversation téléphonique avec son mari, militaire dans l’armée russe, Valeria Solokova avait remarqué une émotion inhabituelle dans la voix de son époux. "Je reviendrai, je t’aime", lui avait-il dit, après lui avoir annoncé qu’il avait reçu l’ordre de quitter sa base en camion. Destination, a priori, inconnue. Depuis, il n’a plus donné signe de vie.

Le mari de Valeria Solokova a été envoyé à la frontière russo-ukrainienne pour participer à des exercices militaires, avec environ 350 de ses camarades et 50 autres soldats de la base proche d'Ivanovo.

En début de semaine, quinze d’entre eux sont revenus blessés, d'autres dans des cercueils, assure cette épouse inquiète. "Un Cargo-200 est arrivé à Kostroma [à quelque 300 kilomètres au nord de Moscou, NDLR] hier", explique Valeria Sokolova, faisant référence au code militaire utilisé pour évoquer le corps d'un soldat tué. Son mari, lui, ne figure ni sur la liste des morts, ni sur celle des blessés.

Une situation d’incertitude que déplorent nombre d’épouses de soldats russes, étant donné le silence dans lequel se murent les autorités de Moscou vis-à-vis des opérations menées en Ukraine.

Des funérailles secrètes

"L’armée ne nous dit rien. Nos maris ne sont pas en Russie. Bien-sûr, on ne nous le confirme pas mais nous en sommes sûres", affirme Valeria Solokova, s’improvisant porte-parole de ces femmes dans la même situation. Alors que les affrontements font rage entre pro-ukrainiens et pro-russes, le Kremlin a toujours démenti les affirmations de Kiev et des Occidentaux selon lesquelles elle aurait envoyé des hommes combattre aux côtés des séparatistes dans l'est de l'Ukraine. Une stratégie déjà employée par Moscou, notamment lors de l’envoi de nombreux soldats en Crimée avant son rattachement à la Russie en mars dernier. En 1979 déjà, l'URSS avait refusé pendant plusieurs mois de reconnaître qu'elle était en guerre contre Kaboul.

Un jeu de dupes que tente de mettre à jour le Comité des mères de soldats, une ONG russe habituée à dénoncer les abus dans l’armée. Selon elle, 400 soldats russes ont été blessés ou tués en Ukraine. Certains auraient même été enterrés dans la précipitation et l’anonymat.

Ces accusations ont été renforcées depuis l’annonce, par plusieurs médias indépendants russes, des funérailles secrètes de deux parachutistes dans le nord du pays. D’après leurs proches, les militaires en question ont été tués en Ukraine. Par ailleurs, cette semaine, les services de sécurité ukrainiens ont arrêté dix parachutistes russes sur leur territoire, à une vingtaine de kilomètres de la frontière russe. "La présence militaire russe en Ukraine devient de plus en plus manifeste", a résumé Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, sur l’antenne de RFI.

Tentative de manifestation

Pour dénoncer ce silence, plusieurs dizaines d'épouses de soldats ont tenté de manifester, jeudi 28 août, pour exiger des autorités des explications sur le sort de leurs proches, alors que se multiplient les accusations d'intervention militaire russe en Ukraine.

Les jeunes femmes se sont rassemblées près de la base militaire du 331e régiment de la 98e division aéroportée, à Kostroma. Mais les autorités russes leur ont interdit de sortir des banderoles et persistent dans leur communication verrouillée.

Réagissant à la capture par Kiev des parachutistes russes, une source au ministère de la Défense a expliqué que ces troupes avaient passé la frontière "par accident". Une justification qui a donné lieu à des railleries sur les réseaux sociaux. La diplomatie canadienne a notamment diffusé une carte de l’Europe indiquant "Pas la Russie" à l’intérieur des frontières ukrainiennes. "La géographie peut être difficile pour les soldats russes qui se perdent et entrent 'accidentellement' en Ukraine", a ainsi ironisé le compte Twitter officiel du Canada à l'Otan.

Première publication : 29/08/2014

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