Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Ibrahim al-Jaafari, ministre irakien des Affaires étrangères

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

SUR LE NET

Certains médias accusés de faire le jeu de l'EI

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Libye : terre d'accueil des jihadistes?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Combien de rêves naufragés?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève se durcit

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Blues au PS"

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 1)

En savoir plus

  • Les députés ukrainiens appelés à ratifier l’accord d’association avec l’UE

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

  • Deuxième grand oral pour le Premier ministre Manuel Valls

    En savoir plus

  • Ebola : Obama prévoit d'envoyer 3 000 militaires en Afrique de l’Ouest

    En savoir plus

  • Air France : la grève devrait s'intensifier mardi

    En savoir plus

  • Près de 500 migrants portés disparus après un naufrage en Méditerranée

    En savoir plus

  • PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

    En savoir plus

  • Centrafrique : l'ONU prend en charge le maintien de la paix

    En savoir plus

  • Projet de loi anti-jihadiste : la France suit l’exemple du Royaume-Uni

    En savoir plus

  • Microsoft achète Minecraft, le jeu qui valait 2,5 milliards de dollars

    En savoir plus

  • Netflix débarque en France : le test de France 24

    En savoir plus

  • Le parti de Gbagbo claque la porte de la commission électorale

    En savoir plus

  • Fifa : Sepp Blatter et son entourage de nouveau soupçonnés de corruption

    En savoir plus

  • Le Medef et son million d'emplois en cinq ans, un effet d'annonce ?

    En savoir plus

  • François Hollande : "Il n'y a pas de temps à perdre" face à l’EI

    En savoir plus

Syrie: Obama admet que les Etats-Unis n'ont "pas encore de stratégie" sur l'EI

AFP

Barack Obama en conférence de presse à Washington le 28 aout 2014 a reconnu sans détour que les Etats-Unis n'avaient

Barack Obama en conférence de presse à Washington le 28 aout 2014 a reconnu sans détour que les Etats-Unis n'avaient "pas encore de stratégie" et n'étaient pas prêts à ce stade à attaquer l'Etat islamique (EI) en SyrieBarack Obama en conférence de presse à Washington le 28 aout 2014 a reconnu sans détour que les Etats-Unis n'avaient "pas encore de stratégie" et n'étaient pas prêts à ce stade à attaquer l'Etat islamique (EI) en Syrie

"Nous n'avons pas encore de stratégie": Barack Obama a reconnu jeudi sans détours que les Etats-Unis n'étaient pas prêts à ce stade à attaquer l'Etat islamique (EI) en Syrie, coupant court aux spéculations sur des frappes imminentes.

Après trois semaines de bombardements dans l'Irak voisin contre les positions des jihadistes ultra-radicaux, le président américain a souligné qu'il travaillait sur un projet à la fois militaire et diplomatique pour vaincre l'EI sur la durée, martelant que ce ne serait "ni rapide, ni facile".

Mais il a exclu des frappes à court terme en territoire syrien à l'issue de plusieurs jours d'intenses spéculations, alimentées par des déclarations de responsables du Pentagone mettant en garde contre un groupe qui dispose d'un "savoir-faire militaire tactique et stratégique sophistiqué" et va "bien au-delà" de toute autre menace terroriste.

"Nous avons besoin d'un projet clair", a souligné M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avant de réunir une nouvelle fois dans la soirée les membres de son Conseil de sécurité nationale.

Soulignant la nécessité de s'appuyer sur des "partenaires régionaux forts", il a annoncé que le secrétaire d'Etat John Kerry se rendrait prochainement dans la région pour bâtir une coalition indispensable pour répondre à cette menace qualifiée de "cancer".

L'armée américaine a mené une centaine de frappes aériennes dans le nord de l'Irak depuis le 8 août. Ces frappes ont notamment permis à l'armée irakienne et aux forces kurdes de reconquérir le barrage stratégique de Mossoul qui était aux mains des jihadistes.

Mais face à un mouvement qui affiche sa volonté d'établir un "califat" à cheval entre Irak et Syrie, le Pentagone travaille sur différentes options qui permettraient de répondre aux jihadistes des deux côtés d'une frontière que ces derniers cherchent à effacer.

- Ne pas choisir entre Assad et EI -

M. Obama a par ailleurs estimé que les Etats-Unis n'avaient pas à faire de choix entre le régime de Bachar al-Assad d'une part et les jihadistes ultra-radicaux de l'Etat islamique d'autre part.

L'administration Obama, qui partage désormais avec Damas un ennemi commun clairement identifié, se trouve dans une position délicate. Le gouvernement syrien a souligné cette semaine qu'il était prêt à coopérer avec Washington pour lutter contre les jihadistes, mais que toute frappe en Syrie devait se faire en coopération avec Damas, sous peine d'être considérée comme une "agression".

"Nous continuerons à soutenir l'opposition modérée car nous devons offrir aux gens en Syrie une alternative au-delà d'Assad ou de l'EI", a affirmé M. Obama.

"Je ne vois aucun scénario dans lequel Assad serait capable d'une façon ou d'une autre d'apporter la paix dans une région qui est à majorité sunnite. Il n'a jusqu'ici jamais démontré sa volonté de partager le pouvoir avec eux ou de chercher un accord", a-t-il ajouté, jugeant que le dirigeant syrien avait perdu "toute légitimité" sur la scène internationale.

M. Obama a par ailleurs souligné sa volonté d'associer étroitement le Congrès à une éventuelle action militaire en Syrie. "Mais je ne veux pas placer la charrue avant les boeufs. Il est inutile que je sollicite le Congrès avant que je sache exactement ce que nous devons faire pour atteindre nos objectifs".

Il y a un an presque jour pour jour, le président américain annonçait que les Etats-Unis étaient prêts à frapper "des cibles du régime syrien" avec l'objectif de dissuader Bachar al-Assad de recourir de nouveau à son arsenal chimique après une attaque près de Damas qui avait fait plus de 1.400 morts selon le renseignement américain.

Mais M. Obama avait aussi annoncé, à la surprise générale, sa décision de solliciter le Congrès, écartant de facto une action militaire à court terme. Le vote, qui s'annonçait extrêmement difficile, n'avait finalement pas lieu, les frappes ayant été abandonnées après une proposition russe de destruction des armes chimiques syriennes.

Première publication : 29/08/2014