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Afrique

Selon Pretoria, le Lesotho est en proie à un "coup d'État"

© Alexander Joe, AFP | Le Premier ministre du Lesotho Thomas Thabane en 2007

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/08/2014

Le Premier ministre du Lesotho, petit royaume enclavé dans l'Afrique du Sud, a accusé samedi l’armée d’avoir mené une tentative de coup d’État. Une accusation réfutée par les militaires. D'après l'Afrique du Sud, il s'agit bien d'un "coup d’État".

Le Lesotho, petit royaume d’Afrique australe, est-il en proie à un coup d’État ? Difficile à dire pour le moment tant la situation reste confuse.

Pourtant à Pretoria, le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères, Clayson Monyela, qui s'est exprimé dans l'après-midi du samedi 30 août, a délivré un message très ferme. Pour l'Afrique du Sud, l'opération militaire dans cette petite enclave porte "la marque d'un coup d'État". Pretoria a averti qu'un tel renversement du gouvernement "ne saurait être toléré".

Quelques minutes auparavant, l'armée du Lesotho avait nié toute tentative de coup d'État, évoquant une opération lancée "pour désarmer la police". "Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais un coup d'État au Lesotho perpétré par l'armée", a déclaré le major Ntele Ntoi sur la chaîne de télévision sud-africaine ANN7.

Interrogé sur l'éventualité d'une intervention militaire de l'Afrique du Sud, qui avait déjà envoyé des troupes au Lesotho en 1998, le porte-parole sud-africain des Affaires étrangères Clayson Monyela a affirmé préférer "une résolution pacifique des crises". "Ce genre de choses, (l'intervention armée, NDLR) arrive en dernier ressort, laissons une chance à la diplomatie", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre du Lesotho quitte le pays

Le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane, a accusé samedi 30 août l'armée de son pays d'avoir mené une tentative de coup d'État.

Des coups de feu ont été entendus dans la nuit de vendredi à samedi à Maseru, la capitale. "Nous avons contacté des habitants qui affirment que les rues sont vides et les militaires partout", raconte Caroline Dumay, correspondante de France 24 en Afrique du Sud.

Des unités de l'armée ont occupé le quartier général de la police, fidèle à Thomas Thabane, et encerclé la résidence du chef du gouvernement, ont rapporté des témoins et des diplomates. "Il s'agit d'un coup d'État militaire parce que cela était organisé par des soldats. L'armée n'obéissait plus aux instructions de son commandant en chef qui est moi-même", a expliqué Thomas Thabane à la chaîne de télévision sud-africaine Enca.

Le Premier ministre a ensuite affirmé à la BBC qu'il avait quitté le pays. "J'ai été évincé non par le peuple mais par les forces armées et c'est illégal", a-t-il déclaré. "Je suis arrivé en Afrique du Sud ce matin et je ne repartirai que lorsque ma vie ne sera plus en danger".

À la mi-journée, Maseru, la capitale a retrouvé le calme. "Ils (les militaires, NDLR) ont quitté le QG de la police et sont rentrés dans leur caserne", a déclaré à l'AFP le ministre des Sports Thesele Maseribane, "ils ont aussi quitté la résidence du Premier ministre".

Un peu plus tôt, il avait raconté avoir réussi à fuir après avoir été prévenu. "Le chef a dit qu'il me cherchait, qu'il cherchait le Premier ministre et le vice Premier ministre pour nous conduire chez le roi. Dans notre pays, cela signifie un coup d'État", a-t-il dit sans préciser où il se trouvait. "Le Premier ministre et moi-même, et tous les ministres, nous sommes sains et saufs".  

Une monarchie parlementaire instable

Des rumeurs de putsch circulaient dernièrement dans cette monarchie parlementaire, enclavée en Afrique du Sud. Formé en grande partie de hauts plateaux pauvres, ce petit pays de deux millions d’habitants, est gouverné par une fragile coalition depuis les dernières élections qui ont eu lieu en 2012.

Les partenaires ont frôlé un éclatement de leur alliance en juin dernier mais sont parvenus à un accord qui a éloigné - du moins temporairement - une crise majeure ou le risque d'un coup d'État militaire, qui avait inquiété l'Afrique du Sud. Des médiateurs avaient cependant exprimé des doutes sur la solidité de la coalition, estimant qu'elle ne durerait pas jusqu'aux prochaines élections prévues en 2017.

"Le gouvernement est très fragile. Le parti d’opposition, qui réclame des réformes depuis des mois, devait organiser une grande manifestation lundi prochain. La situation actuelle est-elle liée à la fragilité politique de cette monarchie ?" s’interroge Caroline Dumay.

Avec AFP

Première publication : 30/08/2014

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