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L'"unité de la gauche", à La Rochelle, c'est mal parti

AFP

A La Rochelle, Robert Hue, président du MUP, Jean-Michel Baylet président du PRG, Jean-Christophe Cambadélis (PS) Emmanuelle Cosse (EELV), Jean-Luc Benhamias du Modem , Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Laurent (MRC), le 30 août 2014A La Rochelle, Robert Hue, président du MUP, Jean-Michel Baylet président du PRG,  Jean-Christophe Cambadélis (PS) Emmanuelle Cosse (EELV), Jean-Luc Benhamias du Modem , Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Laurent (MRC), le 30 août 2014

A La Rochelle, Robert Hue, président du MUP, Jean-Michel Baylet président du PRG, Jean-Christophe Cambadélis (PS) Emmanuelle Cosse (EELV), Jean-Luc Benhamias du Modem , Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Laurent (MRC), le 30 août 2014A La Rochelle, Robert Hue, président du MUP, Jean-Michel Baylet président du PRG, Jean-Christophe Cambadélis (PS) Emmanuelle Cosse (EELV), Jean-Luc Benhamias du Modem , Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Laurent (MRC), le 30 août 2014

A La Rochelle, samedi, l'affiche était alléchante: côte à côte Pierre Laurent (PCF) Emmanuelle Cosse (EELV), Jean-Christophe Cambadélis (PS), Jean-Michel Baylet (PRG) pour parler "unité de la gauche, pourquoi, comment ?" Las, la teneur des interventions a démontré que c'était loin d'être acquis.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, chargée de présenter les débats, avait prévenu d'emblée: "Prêcher l'unité, on va me dire, c'est un peu prêcher dans le désert, la situation est complexe, on ne va pas le nier".

A la tribune, les intervenants se succèdent, de Jean-Luc Laurent (MRC) à Robert Hue (MUP), sans faire de gros remous.

Mais, son tour venant, Jean-Michel Baylet, le président du PRG, dont c'est le seul parti à avoir des ministres au gouvernement depuis avril dernier, se lâche: "Respecter ses alliés, honorer ses engagements", c'est "respecter les contrats électoraux" et donc "ne pas considérer que ce ne sont que des morceaux de papier que l'on peut déchirer dans les fédérations socialistes."

Des sifflets accueillent cette allusion au fait que selon le PRG, le PS bafouerait, à certains endroits, les accords électoraux passés pour les élections sénatoriales de septembre.

"Faites attention, une fois parti (du gouvernement, ndlr) il n'y aura plus que vous, et après ce seront des courants, et d'autres, qui sortiront !", s'agace en agitant les bras, M. Baylet, qui a déjà menacé en juillet de partir s'il n'obtenait pas gain de cause sur la réforme territoriale.

-Emmanuelle Cosse 'extrêmement en colère'-

Avec Pierre Laurent, dont la présence est une première depuis qu'il est numéro un du Parti communiste français, c'est l'emballement.

Pour lui, le contrat de 2012 établi avec les Français "vient d'être, cette semaine (...) déchiré devant les Français" avec le gouvernement Valls II.

La politique "qui veut être amplifiée par le nouveau gouvernement conduit par Manuel Valls est une voie sans issue" et "ne permettra pas l'unité de la gauche", a-t-il prévenu, sous les fréquents applaudissements de la salle, et quelques huées.

Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les-Verts, elle, est "extrêmement en colère", au lendemain des annonces de M. Valls sur le logement, qui "détricotent" selon elle la loi de Cécile Duflot.

Elle interroge: "Pourquoi est-ce qu'il y a autant de renoncement? Pourquoi est-ce qu'il y a autant d'égarements qui s'éloignent du projet que nous avons porté?"

Aucun espoir donc, d'un rassemblement, alors que se profilent, après les sénatoriales, les élections cantonales, régionales, puis celles de 2017 ?

"Nous avons l'ardente obligation de trouver la voie du rassemblement", veut croire M. Baylet. Il faut "d'abord se mettre d'accord sur un projet commun", plaide le MRC.

Le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, tente de calmer le jeu. "Si nous avons des désaccords (...) sur combien de sujets sommes-nous d'accord ?", dit-il, citant "la République, l'éducation, la laïcité et bien d'autres choses".

Il plaide pour "mener des campagnes ensemble sur des sujets que nous aurions décidé ensemble", des "compromis" et puis... pour "continuer la discussion".

Oui, "un sursaut est possible", pour Pierre Laurent, mais à travers la construction d'une "alternative". Le PCF a rendez-vous samedi 6 septembre avec les autres composantes du Front de gauche, qui cherche un nouveau souffle.

Première publication : 30/08/2014