Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

Tous les matins, nous vous proposons un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays. Du lundi au vendredi, à 7h45.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 05/09/2014

L'organisation de l'État islamique déclare la guerre de l'eau en Irak

L'organisation de l'État islamique a entamé la guerre de l'eau en Irak. Le ravitaillement est incertain, des villages entiers se retrouvent privés de ce bien précieux. Certains villageois sont contraints de quitter leurs maisons. Reportage de nos envoyés spéciaux en Irak.

 

L'organisation de l’État islamique (EI), qui s'est emparée de nombreux territoires en Irak le long du Tigre et de l’Euphrate, mène une guerre avec une arme bien particulière : l'eau.

La bataille autour du barrage de Mossoul en est le symbole. Après en avoir pris le contrôle, le 7 août, les jihadistes de l’EI menaçaient de faire exploser ce site et de provoquer une catastrophe humanitaire et environnementale. Leur projet aura été déjoué de peu, grâce à la reprise du barrage, le 17 août par les peshmerga, les combattants kurdes, appuyés par les raids de l’armée de l’air américaine.

Cette structure monumentale, construite sur un sol sablonneux, est considérée par les ingénieurs américains comme le barrage le plus dangereux du monde mais également comme l’un des sites les plus stratégiques de l’Irak. Et si l’EI a tenté de prendre durablement le contrôle de ce barrage, c’est parce que les villes qu’il contrôle se situent autour des cours d’eau de la région.

Le barrage, une arme redoutable

Si la catastrophe a été évitée, l’EI continue de se servir de l’eau comme d’une arme redoutable. En effet, Makhmour, l’une des premières villes reprises par les peshmerga, souffre des coupures d’eau directement provoquée par les jihadistes.
"L’État islamique a coupé l’eau ici parce que Makhmour est en majorité habité par les Kurdes, explique à FRANCE 24 Zana Sami, chargé de la distribution de l'eau dans la ville. C’est à cause de la pénurie que beaucoup de personnes ne sont pas revenues dans leurs maisons. C’est difficile pour nous de fournir de l’eau à tout le monde et la distribution n’est pas toujours faite de façon équitable".

Effrayées par les agissements de l’EI, certaines personnes craignent même que les jihadistes contaminent délibérément l’eau. "On ne veut plus de cette eau, parce que nous ne faisons pas confiance à l’État islamique, confie Rana, une habitante de Makhmour, à FRANCE 24. On ne sait pas ce qu’ils mettent dedans, des cadavres d’êtres humains ou d’animaux, peut-être même qu’ils empoisonnent l’eau. Ces personnes n’ont aucune pitié, ils nous couperaient la tête s’ils le pouvaient, ils n’ont rien à voir avec l'islam."

La population tente de s’adapter

Ce sentiment de méfiance contraint les habitants à acheter de l’eau potable. Un coût élevé pour certaines familles modestes, qui doivent parfois attendre plusieurs jours avant d’être ravitaillées. "On achète l’eau, le plein d’une citerne nous coûte entre 11 et 15 euros. Beaucoup de personnes se plaignent de la pénurie, j’espère que ce problème sera bientôt résolu", souligne Rizgar, un habitant de Makhmour.

Cette guerre de l’eau tombe au plus mal, dans un pays qui pâtit déjà de la sécheresse. "C’est une énorme crise due au manque d’eau que nous vivons, déplore Ghazi Ahmed, directeur du département des eaux de la ville de Makhmour. Et c’est d’autant plus grave que cela arrive en plein été, au moment où la consommation est en hausse."

Aux alentours de la ville, il existe plusieurs puits qui servent à alimenter la population en eau en temps de sécheresse, mais depuis que l’EI a coupé le robinet, la quantité d’eau qu’ils fournissent est insuffisante. Pour subvenir aux besoins de la population, les autorités ont ordonné la construction de nouveaux puits.

Émission préparée par Patrick Lovett et Elise Duffau.

 

 

Par Adam PLETTS , Fatma KIZILBOGA , Alper Tugra CAKICI

COMMENTAIRE(S)

Les archives

24/04/2015 Génocide des Arméniens

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

Entre 1922 et 1924, près de 60 000 réfugiés arméniens débarquent au port de Marseille, cinq ans après le génocide perpétré par les Ottomans puis par les Jeunes-Turcs. Dans...

En savoir plus

23/04/2015 Génocide des Arméniens

Arméniens du Liban : une communauté intégrée et une identité sauvegardée

L'Arménie commémore le centenaire des massacres perpétrés par les troupes ottomanes en 1915. À la veille des cérémonies, France 24 vous propose d'aller à la rencontre de la...

En savoir plus

22/04/2015 Maroc

Le débat sur la légalisation de l'avortement agite le Maroc

10 ans après la réforme du code de la famille qui a donné davantage de droits aux femmes au Maroc, le débat porte aujourd'hui sur la légalisation de l'avortement. Le roi lui-même...

En savoir plus

21/04/2015 Nazisme

Beate et Serge Klarsfeld : un couple qui a dédié sa vie à la traque des nazis

Un couple pas comme les autres qui a fait le choix de dédier sa vie à un combat, une traque : celle des criminels nazis qui avaient réussi à échapper à la justice à l'issue de la...

En savoir plus

20/04/2015 Islam

Centrafrique : impasse humanitaire dans les enclaves musulmanes

La Centrafrique a disparu du devant de l'actualité. Pourtant, les tensions politiques et religieuses sont toujours bien présentes. Plus de 36 000 musulmans restent piégés dans...

En savoir plus