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FRANCE

La livraison du Mistral soumise à un règlement politique de la crise en Ukraine

© Alain Jocard, AFP | François Hollande, à gauche, avec Petro Porochenko et Barack Obama, au sommet de l'Otan à Newport (Royaume-Uni).

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/09/2014

La France tiendra ses engagements sur la livraison d’un Mistral à la Russie seulement en cas de cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine et d’accord politique entre les deux camps, a fait savoir jeudi le président français François Hollande.

En marge d’un sommet de l’Otan à Newport, au Royaume-Uni, le président français François Hollande a annoncé, jeudi 4 septembre, que Paris livrerait l'un des deux navires de guerre Mistral à la Russie à condition qu'un cessez-le-feu soit instauré dans l'est de l'Ukraine et qu'un "règlement politique" soit trouvé à la crise.

"Quelles sont les conditions ? Un cessez-le-feu et un règlement politique. Aujourd'hui, ces conditions ne sont pas réunies. Comment pourrais-je autoriser la livraison d'un bateau qui peut demain être un bateau de guerre alors même qu'il y a la crise en Ukraine ?", a indiqué François Hollande après avoir rencontré son homologue ukrainien Petro Porochenko.

"Dès lors que - c'est tout à fait possible aux mois d'octobre ou de novembre - les conditions sont réunies, les bateaux pourront être livrés", a ajouté François Hollande, soulignant que ce contrat de 1,2 milliard de dollars représente "des heures de travail pour les chantiers de Saint-Nazaire".

Le chef de l’État français, qui a rencontré son homologue ukrainien Petro Porochenko en marge du sommet de l'Otan au Pays de Galles, a démenti avoir été sous pression de ses partenaires occidentaux au sujet de la livraison des Mistral à Moscou.

"Lorsqu'il y a eu la crise en Ukraine, j'ai averti, j'ai considéré qu'il ne pouvait y avoir de sanctions qui mettaient en cause des contrats signés, donc je ne subissais aucune pression d'aucune sorte et de nulle part", a-t-il assuré.

Par ailleurs, François Hollande est resté très prudent sur le plan de sortie de crise proposé par le président russe Vladimir Poutine. "Pour l'instant, il n'y a pas de cessez-le-feu, il n'est pas encore décidé, donc il n'est pas crédible parce qu'il n'est pas encore acté. Il ne pourra y avoir de cessez-le feu que s'il est accompagné d'un ensemble de principes permettant un règlement politique", a-t-il insisté.

"La situation en Ukraine est grave parce qu'il y a en ce moment des opérations militaires", a-t-il ajouté. Selon le président ukrainien, un document doit être signé vendredi dans la capitale de Bélarus, Minsk, prévoyant les étapes de la mise en œuvre d'un plan de paix, et dont "la disposition-clé est un cessez-le- feu". Le "groupe de contact" composé de représentants de Kiev, de Moscou et de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) doit s'y réunir vendredi avec les rebelles à 14h (11h GMT).

Les dirigeants séparatistes se sont dits prêts à ordonner ce cessez-le-feu dès vendredi si ce plan venait à être signé par les deux camps.

Avec AFP

Première publication : 04/09/2014

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