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FRANCE

La droite reprend le Sénat, le FN y fait son entrée

© Stéphane de Sakutin, AFP | Le Palais du Luxembourg, à Paris, où siège le Sénat.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/09/2014

La droite remporte le Sénat avec une avance d'une quinzaine de sièges, selon les résultats partiels officiels publiés dimanche soir. Pour la première fois de la Ve République, le Front national y fait son entrée avec deux élus.

Pas de surprise. La droite a reconquis, la majorité au Sénat qu’elle avait perdue en 2011. La droite républicaine a dépassé d'au moins 12 sièges le seuil de la majorité absolue, selon un calcul sur 344 des 348 sièges du Sénat.

Sur des résultats partiels officiels, concernant 175 des 179 sièges qui étaient renouvelés ce dimanche 28 septembre, la droite en a obtenu 114, la gauche 59 et le FN 2. Il manque encore la Guyane, Saint-Martin et la Polynésie française dont les résultats ne seront publiés que dans la nuit de dimanche à lundi.

Si on ajoute à ces chiffres la répartition politique des 167 sièges non renouvelables, l'UMP, l'UDI et les divers droite totalisent 187 sièges, soit 12 de plus que la majorité absolue (175), la gauche 155 et le FN 2.

Le FN fait son entrée dans la Haute Assemblée

Plus surprenant en revanche. Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, le Front national fait son entrée dans la Haute Assemblée. David Rachline a été élu sénateur dans le Var et Stéphane Ravier dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé dimanche la présidente du parti, Marine Le Pen.

"C'est une grande victoire pour le FN, une victoire absolument historique, c'est la première fois que nous rentrons au Sénat et de belle manière, avec deux sénateurs qui rentrent", s'est félicitée Marine Le Pen. D'après elle, l'élection de MM. Ravier et Rachline "démontre notre dynamique, qui s'accélère d'élections en élections, y compris pour les élections difficiles pour nous que sont ces sénatoriales". 

>> À lire sur France 24 : "Sénat de gauche : quelques avancées sociétales, mais à un train de sénateur"

"Plus une seule assemblée en France n'est interdite au FN, plus une seule assemblée ne voit pas de patriote, ça présage de très belles élections" locales à venir, avec les départementales et les régionales en 2015 en ligne de mire, a-t-elle jugé

L'eurodéputée a tenu à souligner la "poussée tout à fait spectaculaire" du FN. "Nos voix ont été multipliées par 3, jusqu'à par 10" selon les départements par rapport au nombre initial de grands électeurs FN. Les scores frontistes ont "considérablement augmenté. Nous faisons près de 10% dans l'Aisne", a-t-elle fait valoir.

Le PS réfute une "vague bleue"

Selon le PS, si la défaite est bien là pour la gauche, on est "loin des espoirs de la droite et il n'y a pas de vague bleue". "La gauche résiste mieux que l'effet mécanique des résultats des municipales" de mars ne laissait prévoir, a souligné le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, alors que 95% des grands électeurs sont des conseillers municipaux. "Il y a une plus grande résistance (de la gauche, ndlr) qu'on ne pouvait le penser", a-t-il dit.

Le leader du PS a cependant regretté l'entré du FN au Sénat: "Je le regrette, je le combats", a-t-il dit, soulignant qu"'il n'est pas anormal qu'à la proportionnelle, ils soient élus au Sénat, c'est mécanique".

Il s'agit de la troisième défaite électorale en six mois pour la gauche au pouvoir, après les municipales de mars, et les européennes de mai. Symbole du recul des socialistes: dans l'ancien fief de François Hollande, la Corrèze, l'UMP a pris les deux sièges au PS, dont celui de Bernard Combes, maire de Tulle, conseiller et proche du chef de l'Etat. En Côte d'Or, le siège de la suppléante du ministre hollandais François Rebsamen, Isabelle Lajoux, est tombé dans le giron de la droite.

Avec AFP 
 

 

Première publication : 28/09/2014

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