Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Andrej Plenkovic : "Je ne pense pas qu’il y ait une menace d’éclatement des États au sein de l’UE"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Glyphosate : l’herbicide de la discorde

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Kenya : Kenyatta et Odinga appellent au calme à six jours de la présidentielle

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"Où est Santiago Maldonado ?"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Chine : Xi Jinping, un nouveau Mao ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Harcèlement sexuel : la parole se libère sur la toile

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Bafel Talabani : le référendum au Kurdistan était une "erreur colossale"

En savoir plus

FRANCE

Fabius : la reconnaissance de la Palestine ne doit pas être que "symbolique"

© Bertrand Guy, AFP | Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/10/2014

Au lendemain de l'adoption par le Parlement britannique d'une motion en faveur de la reconnaissance d'un État palestinien, le chef de la diplomatie française a pointé le manque d’utilité de cette décision, qu’il a estimée "uniquement symbolique".

La France reconnaîtra l'État palestinien "le moment venu" mais cette décision doit être "utile à la paix" et non pas seulement "symbolique", a indiqué, mardi 14 octobre, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. "À partir du moment où nous disons qu'il faut qu'il y ait deux États [israélien et palestinien], il y aura nécessairement une reconnaissance de l'État palestinien, cela va de soi, c'est logique", a déclaré le chef de la diplomatie hexagonale devant les députés. Et d’ajouter : "La seule question, c'est : quelles sont les modalités et comment faire pour être le plus efficace possible".

Ces déclarations interviennent au lendemain de l'adoption par le Parlement britannique d'une motion non contraignante plaidant pour la reconnaissance de la Palestine en tant qu'État. Ce vote ne modifie pas la politique étrangère du Royaume-Uni, mais il représente une avancée au moins symbolique pour les Palestiniens.

>> À lire sur France 24 : "À l'ONU, Abbas accuse Israël de 'génocide', Washington réplique"

Si elle ne reconnaît pas la Palestine en tant qu'État, la France a voté en 2011 en faveur de l'adhésion des Palestiniens comme membres à part entière de l'Unesco et s'est prononcée en 2012 en faveur de la reconnaissance de la Palestine en tant qu'"État observateur non-membre" au sein de l'ONU.

Une "reconnaissance liée à la négociation"

Relancées l'an dernier sous l'égide des Nations unies, les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été suspendues en avril après l'annonce d'un accord de partage du pouvoir entre le Hamas et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a plaidé dimanche en faveur d'une reprise du dialogue, estimant qu'un accord définitif entre Israël, les Palestiniens et l'ensemble des pays arabes de la région pouvait être trouvé.

"Jusqu'à présent, l'idée qui a prévalu, c'est que la reconnaissance devait être liée à la négociation", a indiqué mardi Laurent Fabius. "Mais à partir du moment où la négociation serait impossible ou n'aurait pas de conclusion, il faudrait évidemment que la France prenne ses responsabilités."

>> À lire sur France 24 : "Reconnaissance de l'État palestinien : Israël réprimande la Suède"

"Cela signifie que nous n'agirons pas ainsi seulement en matière de symbole mais pour être utile à la paix, a-t-il ajouté. Je vous confirme que le moment venu il y aura bien une reconnaissance de l'État palestinien".

Le vote britannique "sape les chances de paix", selon Israël

Mardi, Israël a en tout cas estimé que le vote du Parlement britannique nuisait à la recherche de la paix. "Une reconnaissance internationale prématurée envoie aux dirigeants palestiniens le message alarmant qu'ils peuvent se soustraire aux choix difficiles que les deux parties ont à faire, et sape les chances d'atteindre une paix véritable", dit un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères.

Quelque 134 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, selon l'Autorité palestinienne, mais, au sein de l'Union européenne, aucun des pays susceptibles de peser sur le dossier n'a encore franchi le pas. Il y a 10 jours, la Suède a annoncé sa décision de reconnaître officiellement la Palestine, une décision dénoncée par Israël et les États-Unis.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 14/10/2014

  • PROCHE-ORIENT

    Rencontre israélo-palestinienne pour organiser la lutte contre Ebola

    En savoir plus

  • PROCHE-ORIENT

    ONU : Mahmoud Abbas accuse Israël de "génocide", Washington réplique

    En savoir plus

  • Le débat de France 24

    Reconstruction de Gaza : la communauté internationale se mobilise

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)