Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

Economie

Moscovici l'Européen rejette les prévisions de Moscovici le Français

© Emmanuel Dunand, AFP | Le commissaire européen Pierre Moscovici a annoncé que le déficit français risquait encore de se creuser.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/11/2014

Déficit record en Europe, perspective de croissance en baisse : le nouveau tableau européen de l'économie française est morose. Et c'est l'ancien ministre de l'Économie Pierre Moscovici, devenu commissaire européen, qui l'annonce, mardi.

Docteur Pierre et Mister Moscovici. Dans ses tous nouveaux habits de commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici tape sur les doigts du ministre de l'Économie français qu'il était. Il a dû annoncer, mardi 4 novembre, que les prévisions économiques de la France, qu'il avait contribué à élaborer à Bercy, étaient trop optimistes aux yeux de la Commission européenne.

Bruxelles estime, dans ces prévisions d'automne pour l'Union européenne, que le déficit public français atteindra 4,5 % du PIB en 2015 et 4,7 % en 2016. Loin de ce qu'escompte Paris : un déficit en 2015 à 4,3 % et en 2016 à 3,8 %.

Selon ce scénario, la France aura le triste privilège d'afficher le déficit par rapport au produit intérieur brut le plus élevé de toute la zone euro. Pierre Moscovici a en outre assuré que la croissance hexagonale serait de 0,7 % en 2015 et 1,5 % en 2016. Le gouvernement français veut croire que la croissance du PIB sera de 1 % l'an prochain et de 1,7 %  en 2016.

Il n'y a pas que la France qui inquiète

Mais il n'y a pas que pour la France que Pierre Moscovici et la Commission européenne s'inquiètent. Bruxelles a, en effet, revisé à la baisse les prévisions de croissance pour toute la zone euro. Elle ne devrait pas dépasser 0,8 % cette année et 1,1 % en 2015. En mai dernier, la Commission tablait encore sur une hausse du PIB des 18 pays de l'union monétaire de 1,2 % en 2014 et 1,7 % en 2015.

Autre élément préoccupant : l'inflation. Elle devrait rester très basse en 2014 et 2015, avant de reprendre quelques couleurs en 2016. Elle restera donc sous l'objectif des 2 % que se fixe la Banque centrale européenne. Cette faible hausse de prix est un signe que le moteur économique européen est grippé et signifie que les salaires ne vont pas ou peu augmenter ces prochaines années.

Reste que les prévisions de la Commission européenne peuvent rassurer sur un point : la zone euro devrait échapper à la déflation qui engendre une spirale négative des prix et des salaires et augmente les risques d'une nouvelle récession.

Avec AFP

Première publication : 04/11/2014

  • UNION EUROPEÉNNE

    Moscovici confirmé aux Affaires économiques par le Parlement européen

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Économie : l'Allemagne ralentit et toute l'Europe retient son souffle

    En savoir plus

  • FINANCE

    Quand une star de Wall Street appelle à spéculer contre la France

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)