Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

kenya : Kenyatta et Odinga appellent au calme a 6 jours du scrutin

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"Où est Santiago Maldonado ?"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Chine : Xi Jinping, nouveau Mao ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Harcèlement sexuel, la parole se libère sur la toile.

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Bafel Talabani : le référendum au Kurdistan était une "erreur colossale"

En savoir plus

TECH 24

Holo-Math : ils vont vous faire aimer les mathématiques

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"Flat tax" : révolution fiscale ou cadeau au riches ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Macronisme : la théorie des "premiers de cordée"

En savoir plus

FOCUS

Au Japon, l'impact social mitigé des "Abenomics"

En savoir plus

Moyen-Orient

Comment fonctionne la coopération sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël

© Abbas Momani / AFP | Des soldats israéliens dispersent une manifestation en Cisjordanie, le 10 décembre 2014.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/12/2014

La mort de Ziad Abou Eïn à la suite de heurts avec des soldats israéliens pourrait compromettre la coopération entre l'Autorité palestinienne et l’État hébreu en matière de sécurité en Cisjordanie. Retour sur les enjeux d’un accord très décrié.

Au lendemain des funérailles de l’ancien vice-ministre palestinien et vétéran de la lutte palestinienne Ziad Abou Eïn, l'armée israélienne a déployé, vendredi 12 décembre, en Cisjordanie deux bataillons de soldats et deux compagnies de garde-frontières supplémentaires en prévision d'une éventuelle poussée de fièvre en ce jour de prière hebdomadaire pour les musulmans, souvent suivie de manifestations. 

En début de journée, un Palestinien a attaqué à l'acide un groupe de civils israéliens, y compris des enfants, à un check-point près de Bethléem et d'un important bloc de colonies, a indiqué l'armée israélienne avant de préciser que l'assaillant avait été "neutralisé".

>> À lire sur France 24 : "Des milliers de Palestiniens crient vengeance aux funérailles de leur ministre"

Sur le plan politique, la mort de Ziad Abou Eïn a toutefois immédiatement soulevé la question capitale de la poursuite de la coopération entre l'Autorité palestinienne et Israël en matière de sécurité en Cisjordanie. "Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a indiqué que toutes les options étaient sur la table, sans pour autant préciser ce qu’elles étaient", rapporte Gallagher Fenwick, correspondant de France 24 en Israël.

"L'un des acords les plus impopulaires auprès de la rue palestinienne"

Un arrêt de la coopération pourrait en tous cas être lourd de conséquences. Cette collaboration passe pour avoir permis de déjouer de nombreux attentats contre Israël, mais aussi des projets contre l'Autorité palestinienne. "Concrètement, ces accords permettent des rencontres à très haut niveau entre officiels palestiniens et leurs homologues israéliens, qui échangent des informations et qui, peut-être, facilitent certaines opérations israéliennes dans les territoires normalement exclusivement contrôlés par les forces sécuritaires palestiniennes", précise Gallagher Fenwick.

Un accord très impopulaire

Intense, secrète, cette coopération demeure toutefois très contestée. "C’est probablement l’un des accords les plus impopulaires auprès de la rue palestinienne", commente le correspondant de France 24. "Cette collaboration est très très souvent décriée par la population et les partis au pouvoir à Gaza (le Hamas et le Jihad islamique)."

>> À lire sur France 24 : Pourquoi le conflit israélo-palestinien devient une guerre de religion

Pour de nombreux Palestiniens, l’accord avilit leurs dirigeants qui se laissent exploiter par ceux-là mêmes qui les occupent, les Israéliens. Pour ne pas la menacer, l’État hébreu accepte d'observer la plus grande discrétion sur le rôle joué par les Palestiniens qui s'exposent à l'accusation d'être des "collaborateurs".

Sans cette coopération, Israël éprouverait beaucoup plus de mal à glaner le renseignement nécessaire pour empêcher des attentats en Cisjordanie contre les soldats ou les colons, mais aussi à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée, et sur le territoire israélien.

Selon les responsables israéliens, les dirigeants palestiniens trouveraient aussi leur intérêt dans cette affaire puisqu’elle aurait fait échouer cette année des tentatives de déstabilisation de l'Autorité palestinienne par le Hamas.

Inscrit dans les accords d'Oslo

Instaurée par les accords d'Oslo conclus en 1993 entre Israël et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'époque dirigée par Yasser Arafat, cette coopération a été interrompue au moment de la deuxième Intifada en 2000. Elle a repris graduellement sous la direction de Mahmoud Abbas, qui avance vouloir faire le choix de la négociation de préférence à la lutte armée.

Aussi la déclaration que l'Autorité palestinienne doit faire ce vendredi pourrait être l’occasion de faire valoir d’autres requêtes. "Elle pourrait avancer dans ses démarches auprès de l’ONU afin d’obtenir un calendrier mettant fin à l’occupation israélienne en Cisjordanie et débouchant sur la reconnaissance d’un État palestinien", indique Gallagher Fenwick. "Ou encore d’avancer sur le dossier Cour pénale internationale, dont les Palestiniens veulent faire partie de façon à pouvoir intenter des procès à Israël pour crimes de guerre."

Avec AFP

Première publication : 12/12/2014

  • TERRITOIRES PALESTINIENS

    La Cisjordanie sous tension après la mort d’un ministre palestinien

    En savoir plus

  • TERRITOIRES PALESTINIENS

    France : le Sénat vote à son tour en faveur de la reconnaissance de la Palestine

    En savoir plus

  • ISRAËL

    Pourquoi Netanyahou peut perdre les prochaines élections

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)