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Les jihadistes libérés en échange de Lazarevic seront traqués, selon IBK

© Wang Zao, Archives AFP | Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a dit toute sa détermination à poursuivre les jihadistes libérés en échange de Serge Lazarevic.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/12/2014

Le chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a assuré mardi sur RFI que les quatre jihadistes libérés en échange de l'otage français Serge Lazarevic seraient poursuivis. Leur remise en liberté avait suscité une vive polémique au Mali.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, s'est dit mardi 16 décembre déterminé à poursuivre les quatre jihadistes libérés en échange du Français Serge Lazarevic, arrivé en France le 10 décembre, après trois ans de captivité au Sahel. "Ces hommes-là qui se sont rendus coupables d’une telle ignominie, où qu’ils se trouvent" seront traqués, a-t-il assuré sur les ondes de Radio France internationale (RFI). Une chasse à l’homme à laquelle le chef de l’État malien a associé les autorités françaises et nigériennes. "C’est un devoir", a-t-il affirmé.

Le 12 décembre, le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily, avait confirmé à France 24 que l'ex-otage français avait bel et bien été libéré en échange de quatre jihadistes, sans toutefois préciser leur identité.

"Ils ont pu être libérés parce que les circonstances l'ont commandé, la réalité d'une négociation l'a commandé", avait déclaré Mohamed Ali Bathily, pour qui les autorités maliennes ont pour politique constante de "sauver la vie" des otages, y compris au prix d’"échanges" de prisonniers. "Toutes les vies se valent. Aucune vie n'est supérieure à l'autre", avait-il justifié, affirmant qu’il n’y aurait pas d’impunité pour les suspects libérés.

"Une grave violation des droits des victimes maliennes"

La veille des déclarations du ministre malien, France 24 et RFI avaient identifié deux des quatre prisonniers libérés, Mohamed Ali Ag Wadossene et Heiba Ag Acherif, comme ayant activement participé à l’enlèvement de Serge Lazarevic à Hombari, au Mali, en novembre 2011. Une révélation qui avait déclenché l’ire de plusieurs associations de défense des droits de l’Homme.

"S’il s’agit d’un succès pour la diplomatie française, pour nous c’est une grave violation des droits des victimes maliennes", avait protesté au micro de France 24 Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH). "S’il faut échanger un terroriste malien contre un otage français, ça voudrait dire que nous n’avons plus notre raison d’être."

 

Première publication : 16/12/2014

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