Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Madagascar, nouvelle journée de mobilisation à Antananarivo

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Immigration: tensions à la frontière franco-italienne

En savoir plus

LE DÉBAT

Emmanuel Macron aux Etats-Unis : le président et Trump, une complicité et des désaccords

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

Uberisation : naissance de l’entreprise 2.0

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Naïssam Jalal et le trio Amzik, nouveaux visages des musiques orientales

En savoir plus

L'INFO ÉCO

États-Unis-France : les taxes de la discorde

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Loi asile-immigration : "hystérisation" ou "Bérézina morale"?

En savoir plus

L’invité du jour

Jean-Claude Heudin : "L’intelligence artificielle, c’est un peu comme la force dans Star Wars"

En savoir plus

FOCUS

Cameroun : les ravages du Tramadol, drogue de synthèse prisée des jeunes

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Une personnalité française ou internationale, issue de l’univers économique, culturel, politique ou diplomatique, nous livre son regard sur l’actualité. Le samedi à 7h45.

Dernière modification : 17/12/2014

Le dalaï-lama vante le "réalisme" du président chinois Xi Jinping

© France 24

Le dalaï-lama a accordé un entretien exclusif à France 24. Selon lui, le nouveau pouvoir chinois est plus conciliant avec la cause tibétaine et pourrait prochainement pencher en faveur d’une autonomie de la province.

C’est un dalaï-lama résolument optimiste qui a accordé un entretien à France 24. Le chef spirituel des bouddhistes tibétains a bon espoir que les relations avec la Chine s’améliorent prochainement. Il assure même qu’il pense pouvoir assister de son vivant à "l’autonomie du Tibet". "C’est un sujet politique, si les dirigeants changent, développent une pensée plus réaliste, ces choses-là peuvent changer en une semaine."

C’est notamment l’approche "réaliste" du président chinois Xi Jinping qui suscite l’espoir du 14e dalaï-lama. Les relations avec la Chine sont interrompues depuis 2010, mais les récentes sorties du leader chinois vont dans le bon sens, selon lui. "Quand il est venu en France, il a dit que le bouddhisme avait un rôle très important à jouer dans la préservation de la culture chinoise. C’est inhabituel de la part d’un communiste, qui est considéré comme quelqu’un d’athée. Que le dirigeant du parti athée […] fasse des louanges au bouddhisme, c’est nouveau."

Le récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1989 déplore toutefois que "l’establishment chinois" compte encore "beaucoup de tenants de la ligne dure, qui mettent Xi Jinping dans une situation difficile."

Si les choses s’arrangent dans un futur proche, le dalaï-lama annonce sa volonté de se rendre en Chine. "C’est mon souhait de faire un pèlerinage dans les sites bouddhistes importants de Chine". Mais là encore, il assure recevoir des "signaux contradictoires" de la part de Pékin.

"De la violence au nom de la foi bouddhiste, c’est insoutenable"

Interrogé sur les violences qui ont eu lieu récemment en Birmanie et qui ont impliqué des moines bouddhistes, il assure qu’il s’agit d’un "sujet grave". Le pays, à 90 % bouddhiste, voit une recrudescence des attaques contre les musulmans Rohingya par certains moines bouddhistes, qui disent vouloir protéger leur religion de l'islam. Le dalaï-lama tient tout d’abord à rappeler qu’il considère l’islam comme "une religion de paix", avant de condamner fermement ce qu’il considère toujours comme des "actes isolés". "De la violence au nom de la foi bouddhiste, c’est insoutenable", a insisté le dalaï-lama, qui s'est entretenu à ce sujet avec une autre lauréate du prix Nobel de la paix, Aung Sann Suu Kyi, figure de la lutte pour la démocratie en Birmanie et actuellement députée.

Quant à la récente annulation de son entrevue avec le pape François, le dalaï-lama se dit "un peu déçu". Il indique voir la main de Pékin dans le fait que plusieurs responsables politiques refusent de le rencontrer, comme ce fut le cas en mai 2014 avec le Premier ministre norvégien. Mais il rappelle qu’il a décidé en 2011 de se désengager totalement de ses responsabilités politiques et qu’il se considère désormais uniquement comme une "personne spirituelle".

"Les gouvernements eux-mêmes ne peuvent pas faire grand-chose, c’est l’opinion publique qui est importante. Notamment pour la préservation de la culture bouddhiste, de la culture de paix."

Par FRANCE 24

COMMENTAIRE(S)

Les archives

21/04/2018 Transparence de la vie publique

Le citoyen Lebreton : "Personne ne veut toucher aux parlementaires en France"

Dans son livre-témoignage, "Je veux vivre en démocratie" (éd. Max Milo), Hervé Lebreton retrace dix ans de combat pour plus de transparence et de probité chez nos élus et...

En savoir plus

16/04/2018 Le Renseignement français

"Le renseignement s’est invité dans la vie quotidienne des Français"

Marie-Christine Dupuis-Danon est l’auteur avec Alain Bauer du livre "Les guetteurs, les patrons du renseignement français répondent" (Éd. Odile Jacob), dans lequel onze anciens...

En savoir plus

10/04/2018 Afrique

Messahel : "Alger n’a pas à s’impliquer dans les négociations Polisario - Maroc"

Dans un entretien accordé à France 24, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, revient sur le conflit du Sahara occidental et sur les accusations du...

En savoir plus

10/04/2018 EUROPE

Gerry Adams à France 24 : "Le Brexit peut être néfaste pour l’Irlande"

À l’occasion des vingt ans de l'accord du Vendredi saint qui a mis un terme à trois décennies de violence en Irlande du Nord, Gerry Adams, l'ancien chef du parti nationaliste...

En savoir plus

07/04/2018 Génocide rwandais

Guillaume Ancel, ancien officier : "Au Rwanda, on a vu le génocide sous nos yeux"

Guillaume Ancel, ancien officier de l'armée française déployée au Rwanda, publie "Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français" (Éd. Les Belles Lettres). Il...

En savoir plus