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FRANCE

À l'ONU, Paris se veut en pointe dans la lutte contre l'antisémitisme

© © Miguel Medina, AFP | Dans le quartier du marais, à Paris.

Texte par Sophie PILGRIM

Dernière modification : 23/01/2015

Le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Harlem Désir, qui s'exprimait à l'ONU jeudi, a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour purger Internet de la "propagande raciste" et imposer des responsabilités aux diffuseurs.

"Il y a des vidéos de haine, des appels à la mort, de la propagande qui restent sans réponse et à laquelle nous devons répondre", a déclaré, jeudi 22 janvier, Harlem Désir, secrétaire d’État français aux Affaires européennes, lors d’une conférence de presse en marge d'une réunion de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée à la montée des violences antisémites. La réunion a été ouverte par un long discours du philosophe Bernard Henri-Levy, qui a décrit l’antisémitisme comme “la mère de toutes les haines”.

>> À voir sur France 24 : "La lutte contre l'antisémitisme érigée en 'cause nationale' en France"

Lors de son intervention, Harlem Désir s’est concentré sur la diffusion de messages haineux sur les réseaux sociaux. "Ceux qui défendent le terrorisme, le fanatisme religieux, le jihadisme et l’islam radical se servent massivement d’Internet. Nous devons limiter la diffusion de ces messages", a-t-il martelé. Citant Facebook et Twitter, il n’a pas hésité à critiquer les opérateurs des réseaux sociaux qui, selon lui, n'agissent pas de manière responsable face aux contenus "racistes ou antisémites" publiés sur leurs plateformes.

“Nous devons être clairs : ces réseaux sont utilisés pour inciter à la violence, à la discrimination et à la haine, et jusqu’à présent, la réponse de leurs dirigeants a été “nous ne sommes pas responsables de ce qui est exprimé”. Pour contrer cela, Paris souhaite mettre en place un cadre juridique "pour que les plateformes internet qui gèrent les réseaux sociaux aient une attitude responsable", a expliqué le secrétaire d’État.

Harlem désir s’exprimait conjointement avec son homologue allemand Michael Roth, deux semaines après les attaques terroristes de Paris, les pires qu’ait connues la France depuis plusieurs décennies, dont l’une a visé une épicerie casher.

L’épineuse question de la liberté d’expression

Mais comment brider les messages sur Internet sans entraver la liberté d'expression ? Après l’attaque contre l’hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo", près de 4 millions de personnes ont manifesté à travers toute la France pour défendre ce principe. "C’est très difficile car nous sommes profondément attachés au principe de liberté d’expression. Mais il doit y avoir une distinction claire entre la liberté d’expression, un droit fondamental, et la liberté d’inciter à la haine, à la discrimination et au meurtre" a précisé Harlem Désir.

Notant que les grands sites et les réseaux sociaux avaient banni les contenus à caractère pédopornographique à la demande des gouvernements, Harlem Désir souhaite un effort international pour enrayer les appels à la haine et la violence. "Cela ne peut être fait pays par pays", a-t-il estimé, ajoutant que les chefs des États membres de l’Union européenne aborderaient la question le 12 février prochain.

Interrogée sur ces propositions, l'ambassadrice américaine Samatha Power les a jugées "intéressantes". Elle a souligné qu'il faudra "impliquer dans la discussion" le secteur privé et "respecter les diverses traditions juridiques". "Nous sommes tout à fait conscients du fait que les réseaux sociaux sont exploités par des extrémistes violents, dont des membres d’Al-Qaïda ou de l’organisation de l'État islamique", a déclaré Samantha Power.

Quid de l’islamophobie ?

Interrogé par France 24, Harlem Désir a estimé que la montée de l’antisémitisme a été en partie alimentée par le conflit israélo-palestinien. "Nous ne voulons pas que ce conflit devienne un prétexte pour une nouvelle forme d’antisémitisme, d’attiser la haine des Juifs", a-t-il déclaré. "On peut être en désaccord avec la politique d’un gouvernement ou l’autre, mais on n’a pas le droit d’inciter à la haine et à la violence", a-t-il répété.

La France a, en outre, longtemps été critiquée pour ne pas traiter l’islamophobie avec la même sévérité que l’antisémitisme. Critique qui s’est de nouveau fait entendre avec la multiplication d’actes islamophobes qui ont eu lieu en France suite aux attaques contre "Charlie Hebdo" et l’épicerie casher. ce à quoi Harlem Désir a rétorqué : "En Europe, la condamnation est la même pour une attaque contre une mosquée ou contre une synagogue".

Traduit de l'anglais par Amara Makhoul-Yatim
 

Première publication : 23/01/2015

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