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Excision mortelle en Égypte : un médecin écope de la prison ferme

© Khaled Desouki , AFP | Pour la première fois, un médecin a été condamné par la justice égyptienne pour avoir pratiqué une excision ayant conduit à la mort d'une adolescente.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/01/2015

Un médecin égyptien a été condamné à deux ans et trois mois de prison pour avoir pratiqué une excision ayant provoqué la mort d'une adolescente. Une première depuis l'interdiction en 2008 de cette pratique très répandue dans le pays.

Il s’agit d’un tournant dans la lutte pour les droits des femmes en Égypte. La cour d'appel de Mansoura, dans le nord du pays, a condamné, lundi 26 janvier, un médecin à deux ans et trois mois de prison pour avoir pratiqué une excision ayant provoqué la mort d'une adolescente. Le père, qui avait emmené sa jeune fille de 14 ans chez le docteur pour l'opérer en juin 2013, a également été condamné à trois mois de prison avec sursis, selon un responsable du tribunal.

>> À lire sur les Observateurs de France 24 : "Ce n'est pas un acte religieux, mais une tradition dangereuse'"

Le médecin a été condamné à deux ans de prison pour "homicide involontaire" et à trois mois de prison pour "pratique de l'excision". La cour d'appel a également ordonné la fermeture pendant un an de la clinique privée du prévenu. En novembre, les deux hommes avaient été acquittés en première instance, mais le verdict avait provoqué un tollé.

Quelque 96 % des Égyptiennes concernées

L'excision, ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, est illégale depuis 2008 en Égypte, sauf en cas de "nécessité médicale", mais reste largement pratiquée dans le pays, en particulier dans les zones rurales et pour des motifs religieux.

L'excision touche 96,6 % des Égyptiennes, musulmanes comme chrétiennes, selon une étude menée en 2 000 par le bureau gouvernemental de la démographie sur des femmes de 15 à 49 ans

.>> À voir dans l'émission ActuElles : "Des millions de filles menacées d'excision"

Selon les termes de la loi de 2008, pratiquer l'excision - tradition qui remonte au temps des pharaons et entend "purifier" les femmes de la tentation sexuelle - est passible en Égypte de trois mois à deux ans de prison.

L'excision, classée comme mutilation génitale féminine par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est surtout pratiquée dans 28 pays d'Afrique mais d'autres pays sont concernés comme le Yémen. En 2008, l'OMS estimait que quelque 130 millions de femmes étaient excisées dans le monde.

Avec AFP

Première publication : 26/01/2015

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