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FRANCE

Sivens : le conseil général du Tarn opte pour un barrage de moindre ampleur

© Pascal Pavani, AFP | Les forces de l'ordre ont évacué le site vendredi. Douze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue,

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/03/2015

Le conseil général du Tarn a voté vendredi pour un projet de barrage réduit à Sivens, après que le gouvernement eut écarté la version initiale contestée par les écologistes. À la mi-journée, les forces de l'ordre ont évacué le site.

Le conseil général du Tarn rétropédale. Vendredi 6 mars, il a décidé d'abandonner son projet initial de barrage controversé à Sivens et a accepté de le "redimensionner". Les élus accèdent ainsi à des demandes répétées de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, qui avait insisté sur le "surdimensionnement" du projet d'1,5 million de m3, mais ils ne donnent pas d'indication sur la réduction de volume de la retenue.

Par 43 voix sur 46, les élus ont opté pour la solution d'un réservoir réduit, proposée par le président socialiste du conseil général, Thierry Carcenac. "Des études complémentaires doivent être réalisées le plus rapidement possible pour savoir où ce redimensionnement se positionnera, à 300 mètres, à 200 mètres, à 50 mètres ou sur le site actuel", a déclaré Thierry Carcenac à l'issue du vote. "Nous essaierons de trouver la meilleure solution pour répondre au besoin en eau qui est avéré."

Le conseil général a écarté l'autre solution, proposée elle par les experts, qu'il a jugée trop coûteuse et plus longue à mettre en œuvre : il s'agissait d'un ensemble de trois retenues latérales ou collinaires, dont une à Sivens et les deux autres à proximité.

Intervention des gendarmes

L'exécutif départemental a par ailleurs exigé de l'État qu'il procède "sans délai à l'expulsion des occupants sans droit ni titre". Ces militants affichaient jusque-là une opposition féroce au projet en raison de son "coût environnemental et financier très élevé".

Les gendarmes ont mis fin dans l'après-midi à l'occupation du site par des "zadistes", en s'emparant d'une trentaine de récalcitrants, a constaté une journaliste de l'AFP. Douze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, et les forces de l'ordre n'avaient pas recensé de blessés à 14 h 45, a précisé une source proche du dossier.

>> À lire sur France 24 : "Reportage : en immersion chez les zadistes de Sivens"

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et Ségolène Royal ont salué vendredi la décision. "Le conseil général a décidé de s'orienter vers une des options alternatives préconisées dans le rapport d'expertise rendu à la ministre en charge de l'Écologie le 16 janvier 2015", ont rappelé les ministres dans un communiqué commun.

Europe Ecologie-Les Verts a de son côté estimé que le choix du conseil général du Tarn "ne règle rien sur le fond".

"En l'absence d'études complémentaires, rien ne dit que les doutes juridiques sur le respect de l'environnement seront levés", ont déclaré les porte-parole du parti, Julien Bayou et Sandrine Rousseau, dans un communiqué, tout en se "félicitant" de l'abandon définitif du projet de barrage initial.

La FNSEA, le premier syndicat agricole qui a manifesté une vive opposition aux zadistes, a quant à lui salué le "courage" exprimé, "dans un contexte tendu", par le conseil général du Tarn. Le syndicat s'est félicité dans un communiqué du "retour à la légalité" sur le site de Sivens et d'un nouveau projet tenant "compte des besoins en eau pour l'agriculture, le tourisme, l'étiage des cours d'eau". Il a ajouté vouloir "le respect de la loi, l'évacuation des zadistes et le début des travaux sans délai".

À l'arrêt depuis octobre, le projet initial de barrage-réservoir avait été enterré mi-janvier par Ségolène Royal, à la suite d'un rapport d'experts défavorable.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 06/03/2015

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