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Asie - pacifique

Le chef kurde Öcalan lance un message de paix pour une "ère nouvelle"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/03/2015

À l'occasion du Nouvel An kurde, Abdullah Öcalan, le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a envoyé un message de paix destiné à mettre fin à la rébellion engagée en 1984 contre les autorités turques.

Abdullah Öcalan, le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a adressé à nouveau message de paix samedi 21 mars, à l'occasion du Nouvel An kurde, pour tenter de mettre un terme à la rébellion engagée en 1984 contre les autorités turques. Le leader, qui purge une peine de réclusion à perpétuité sur l'île-prison d'Imrali, en mer de Marmara (nord-ouest), a annoncé le début d'une "nouvelle ère" de paix.

"Avant tout, je vois l'histoire et l'organisation d'un congrès pour que la lutte armée menée depuis presque quarante ans par le PKK contre la république de Turquie prenne fin", a déclaré Abdullah Öcalan dans un message lu devant plus de 200 000 personnes à Diyarbakir (sud-est) par le député kurde Sirri Sureyya Önder.

Il a également souhaité que son mouvement s'engage "dans une nouvelle ère" en élaborant une nouvelle "stratégie politique et sociétale".

Erdogan fait marche arrière sur la question kurde en Turquie

"Öcalan n’appelle pas la guérilla à ouvertement déposer les armes et réclame toujours qu’une dizaine de points soient étudiés, mais il s’agit tout de même d’un message de paix, explique Fatma Kizilboga, l’envoyée spéciale de France 24 à Diyarbakir. Le message d'Öcalan a aussi une portée régionale : il a félicité les kurdes de Syrie pour leurs victoires à Kobané."

Car la question kurde reste épineuse et le gouvernement turc souffle le chaud et le froid. "Erdogan a fait marche arrière ces dernière semaines, alors qu’il affirme depuis longtemps vouloir régler la question kurde. La semaine dernière, il a fait volte-face et déclaré qu’il n’y avait pas de ‘question kurde’ en Turquie. Cela s’explique parce qu'on est en période de campagne législative en Turquie (les élections auront lieu le 7 juin prochain, NDLR) et Erdogan tente de faire remonter sa côte de popularité auprès de la frange nationaliste" analyse Fatma Kizilboga.

La résolution de cette question passe également par la Syrie. Le président turc a affirmé qu’il ne voulait pas entendre parler de la création d’un Kurdistan dans ce pays, condition à l’aboutissement des négociations en Turquie avec les Kurdes.

Analyse de Fatma Kizilboga, envoyée spéciale de France 24 à Diyarbakir

Un conflit qui a fait 40 000 morts

Le message de paix d'Abdullah Öcalan n’est cependant pas une première. Dans un précédent message lu le 28 février dernier, le fondateur du PKK avait déjà évoqué la tenue d'un congrès pour mettre fin à la lutte armée.

"Nous marchons vers un avenir où les critères démocratiques universels et la paix s'imposent", a poursuivi Abdullah Öcalan, appelant à la mise en place d'une "nouvelle Constitution démocratique qui prenne en compte la liberté et l'égalité des citoyens".

Le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara a engagé à l'automne 2012 des négociations directes avec le leader du PKK, afin de mettre un terme au conflit kurde qui a fait quelque 40 000 morts depuis 1984.

Abdullah Öcalan avait annoncé il y a deux ans un cessez-le-feu unilatéral de ses troupes. Mais les pourparlers de paix sont depuis paralysés, les Kurdes reprochant aux Turcs de ne pas avoir tenu leurs promesses en faveur de la minorité kurde du pays.

Avec AFP

Première publication : 21/03/2015

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