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FRANCE

Trois mois après l'attaque contre "Charlie Hebdo", les CRS sont "épuisés"

© Valery Hache, AFP | Forces de police mobilisés devant un site de la communauté juive à Nice, en février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/04/2015

Trois mois après l'attentat contre "Charlie Hebdo", le plan Vigipirate est toujours activé et près d'un millier de CRS sont mobilisés tous les jours pour surveiller les lieux sensibles. Un rythme intense qui épuise les policiers.

Forces de police mobilisées 24 heures sur 24 à la sortie des bâtiments publics, synagogues, représentations diplomatiques ou entreprises de presse… Depuis les attaques des 7 et 9 janvier contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher de Vincennes, un millier de CRS se relaient quotidiennement pour surveiller des centaines de lieux sensibles.

Mais trois mois après, ils sont épuisés. Privés du droit de grève, les CRS commencent à grogner et les syndicats de police se plaignent du manque de considération de leur ministère de tutelle. Les longues gardes statiques, parfois plusieurs semaines d’affilée sans un jour de congé, ont eu raison de la motivation des troupes.

Arrêts maladie en cascade

Selon Nicolas Comte, responsable du syndicat de police SGP-FO, il y a un "ras-le-bol" chez les CRS à cause de "l'emploi très tendu des effectifs" en raison de Vigipirate.  Ils se disent "épuisés" et "inquiets sur les possibilités de tenir à long et moyen terme à ce rythme". "Il faut donner des signaux, ouvrir des négociations", a demandé le syndicaliste.

Trois compagnies de CRS -Toulouse, Lyon et Nancy -  se sont mises collectivement en arrêt maladie afin de manifester leur grogne contre les effets du plan Vigipirate. Au sein de la compagnie toulousaine qui devait se rendre à Paris pour une mission, un tiers des effectifs est en arrêt maladie. Plusieurs d'entre eux souffrent ainsi de "fatigue psychologique". "Les collègues ne sont plus très bien dans leur tête", a expliqué à la presse Christian Barcouda, délégué régional CRS Toulouse de l'UNSA-Police Midi-Pyrénées.

Niveau "alerte attentats" prolongé

Les niveaux actuels du plan Vigipirate, "alerte attentats" pour l'Île-de-France et les Alpes-Maritimes et "vigilance renforcée" pour le reste de la France, ont déjà été prolongés jusqu'au 10 avril et le seront pour "plusieurs mois", avait-on appris de source gouvernementale début mars.

Après les attaques sanglantes de janvier, le Premier ministre Manuel Valls annonçait le renforcement des moyens humains et matériels, à commencer par celui du plan Vigipirate. Quelque 10 500 militaires ont été déployés, dont 5 800 en Île-de-France, sur une centaine de sites sensibles, en renfort des classiques unités des forces de l'ordre.

Cette mobilisation sans précédent, qui entraîne aussi d'importants surcoûts budgétaires, menaçait toutefois d'épuiser les effectifs soumis à rude épreuve, avaient indiqué plusieurs sources de la police lors de cette annonce gouvernementale.

Avec AFP

 

 

Première publication : 08/04/2015

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