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FRANCE

Sid Ahmed Ghlam, un étudiant attiré par le jihad

© Document M6 | Sid Ahmed Ghlam

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/04/2015

Sid Ahmed Ghlam avait manifesté son attrait pour les terres de jihad sur les réseaux sociaux. Portrait de ce jeune étudiant algérien arrêté par la police, qui le soupçonne d'avoir planifié un attentat et d'être lié à un meurtre.

Boursier algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, qui étudiait l'électronique, résidait dans la chambre 310, aujourd'hui sous scellés, d'un foyer étudiant ultra-moderne du XIIIe arrondissement de Paris, pas très loin de l'endroit où il a été arrêté, dimanche 19 avril, blessé à une jambe. Il est soupçonné d'avoir tué une femme et fomenté un attentat contre des églises de la banlieue parisienne.

Son adolescence, Sid Ahmed Ghlam l'a partagée entre la France et l'Algérie. Il arrive en 2001 à Saint-Dizier, où, avec sa mère, il rejoint son père. En 2003, sans papiers, il doit repartir en Algérie mais après son bac, il revient en France à l'âge de 19 ans pour faire des études d'électronique à Reims et à Paris.

"C'est la première fois qu'on entend parler de lui depuis qu'il a pris l'appartement, il n'y a eu aucun signalement, il payait son loyer normalement, dans les 200 euros par mois", a expliqué une porte-parole du Crous, Constance Blanchard.

"Il a des cheveux bruns, des yeux marrons, n'a pas de style particulier", décrit Marine, 21 ans, l'une des habitantes de cette résidence étudiante qui ne l'a jamais croisé, mais qui a vu une photo montrée aux voisins par la police.

Dans la chambre 310, outre un arsenal d'armes et des documents établissant qu'il avait planifié, selon le gouvernement, un attentat "imminent" contre "une ou deux églises", les enquêteurs ont trouvé des documents en langue arabe évoquant les groupes jihadistes Al-Qaïda et État islamique.

Surveillé par la DGSI

Sid Ahmed Ghlam avait exprimé sur Facebook, "comme des dizaines voire centaines d'autres, son envie de partir en Syrie" pour y mener le jihad, rapporte une source policière.

Il était d'ailleurs connu des services de renseignement et faisait l'objet d'une "fiche S" de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui implique une surveillance discrète au nom de la sûreté de l'État. Plusieurs membres de son entourage semblent aussi avoir basculé dans l'islam radical.

Mais les "vérifications sur l'environnement" de l'étudiant réalisées en 2014 et 2015 n'ont pas révélé d'éléments justifiant une enquête judiciaire, assure le gouvernement.

Or, ce jeune célibataire sans enfant était "en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie", et qui lui aurait demandé de "cibler particulièrement une église", selon le procureur de Paris François Molins.

Son casier judiciaire ne fait état d'"aucune condamnation", a-t-il précisé. Son nom figurait dans une seule procédure pour des faits de violence volontaires en août 2013, classée sans suite en raison du retrait de plainte de la victime.

Après des "déclarations fantaisistes" lors de sa garde à vue, il s'est "enfermé dans un mutisme complet", a indiqué le procureur.

À Saint-Dizier (Haute-Marne), où vit sa famille et où Sid Ahmed Ghlam se rendait régulièrement le week-end, des opérations de police se sont déroulées dans la partie pavillonnaire du Vert-Bois.

Mercredi matin, les policiers ont arrêté une femme de son entourage âgée de 25 ans, habillée d'une burqa, selon des sources proches de l'enquête. Elle résidait seule dans un petit pavillon loué dans le quartier avec deux enfants en bas âge, les volets toujours fermés.

"Elle n'a pas de petit ami" et "s'est convertie il y a environ deux ans à l'islam", qu'elle pratique "à fond et ne parle pas de terrorisme", a déclaré à l'AFP Angélique, sœur de la jeune femme interpellée. Son lien précis avec le suspect n'était pas établi mercredi soir.

Avec AFP

Première publication : 23/04/2015

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