Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L’invité du jour

Benoit Cohen : "La double peine pour les migrants, c’est de subir le rejet avant même d’être arrivés"

En savoir plus

FACE À FACE

Conseil franco-allemand : le temps des concessions ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Stoltenberg : "Le sommet de l'Otan permettra de montrer l'unité transatlantique"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Khaled Diab : le vrai du faux de l'Islam

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Shell et Eni jugés pour corruption au Nigeria

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Erdogan va-t-il desserrer son étau?"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Plus de 68 millions de personnes chassées de chez elles à-travers le monde, en 2017"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Emmanuel Macron recadre un édutiant qui l'appelle "Manu"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Inondations en Côte d'Ivoire, au moins 18 morts à Abidjan

En savoir plus

FRANCE

À Bordeaux, une épicerie a voulu interdire la mixité

© France 3 | Une épicerie musulmane de Bordeaux a voulu instaurer des horaires d’ouverture distincts pour les hommes et les femmes.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/06/2015

Une épicerie orientale de Bordeaux a suscité la polémique en instaurant des horaires d’ouverture distincts pour les hommes et les femmes. Passibles de condamnations pénales, les propriétaires ont fini par se rétracter.

Le début de la semaine était exclusivement réservé aux hommes, la fin aux femmes. Une épicerie orientale récemment installée dans le quartier Saint-Michel, l’un des plus cosmopolites de Bordeaux, a affiché sur sa vitrine des horaires d’ouverture distincts pour "les frères" et "les sœurs" qui souhaitent y faire leurs courses.

Interrogés par le quotidien "Sud Ouest", les gérants de l’épicerie-bazar "De l’Orient à l’Occident", un jeune couple de Français récemment convertis à l'islam, se sont justifiés en expliquant que "dans la religion, la mixité est interdite pour éviter la tentation".

Une discrimination punie par la loi

L’initiative n’a pas tardé à faire réagir. Le grand imam de Bordeaux, Tareq Oubrou s’est étonné de la pratique, étrangère aux préceptes de l’islam : "On n'a jamais vu ça à l'époque du Prophète ! Les marchés étaient mixtes. Ça me paraît un peu bizarre dans un monde où la mixité est une culture établie", a-t-il commenté au micro de France 3 Aquitaine

Plus tôt dans la journée, le maire de la ville, Alain Juppé, avait appelé dans un communiqué "les autorités à se saisir de ce dossier afin de faire cesser de telles pratiques discriminatoires", ajoutant "condamner fermement un comportement en totale contradiction avec les règles républicaines d'égalité et de mixité".

Dénonçant une pratique "inacceptable", le préfet de Gironde a également demandé que "la justice se saisisse immédiatement" de l'affaire et "en tire les conséquences si les faits sont avérés". Cette discrimination relève en effet du Code pénal : elle est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

La boutique est redevenue mixte

Face à l’ampleur prise par la polémique, le couple s’est rétracté lundi après-midi et a enlevé l’affichette de sa vitrine. À nouveau interrogé par "Sud Ouest", le propriétaire du commerce a assuré qu’il ne "savait pas que c'était interdit" par la loi. Cela s'adressait à un public averti, qui sait que notre pratique de la religion (musulmane, NDLR) n'autorise pas la mixité", a expliqué l'homme de 24 ans, originaire de Picardie, tout en réfutant l’accusation de discrimination.

"Dire que c'est de la discrimination, ça me choque", poursuit-il, citant l'existence de "hammams avec des horaires pour les hommes et les femmes".

 

Première publication : 23/06/2015

  • ÉTUDE

    Depuis "Charlie", l'image des musulmans s'est améliorée en France

    En savoir plus

  • JUSTICE

    À Nice, un tribunal autorise une mère voilée à accompagner une sortie scolaire

    En savoir plus

  • FRANCE

    "L'islam est en France pour y rester", affirme Valls aux musulmans

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)