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FRANCE

Grève des taxis : Bernard Cazeneuve demande l'interdiction d'UberPop à Paris

© Thomas Samson, AFP | Les chaffeurs de taxi s'en prennent à un conducteur UberPop à Paris, porte Maillot, le 25 juin.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/06/2015

Face à la colère des taxis, qui bloquent la circulation dans les grandes villes de France, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé au préfet de police de Paris d'interdire UberPop dans la capitale.

Taxis 1 – UberPop 0. Les taxis, en grève jeudi 25 juin dans les grandes villes françaises contre la "concurrence sauvage" des chauffeurs d’UberPop, ont obtenu l’interdiction à Paris des VTC (voitures de transport avec personnes). En milieu de journée, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a demandé au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l’activité d’UberPop dans la capitale. L’application permet de mettre en relation des passagers et des conducteurs non professionnels au volant de leur propre véhicule.
Taxis vs UberPOP : "Les gens deviennent incontrôlables" - PARIS

Les syndicats de taxi doivent être reçus à Matignon dans l’après-midi "en présence des représentants des ministres concernés", Économie, Transports et Intérieur, ont indiqué les services du Premier ministre, sans plus de précision sur le format et les participants à cette rencontre. Manuel Valls, le chef du gouvernement, en déplacement en Colombie et Équateur depuis mercredi soir, n’assistera pas à la rencontre.

Dans la capitale ainsi que dans plusieurs villes de France, plus d’un millier de taxis en grève perturbent la circulation, bloquant notamment les accès à certaines gares et aéroports.  "Le but, c'est d'occuper l'espace, parce qu'il y a un vrai ras-le-bol", a expliqué Karim Asnoun, de la CGT, annonçant des sit-in dans de nombreuses villes de France pour cette journée de colère. "La base attend de nous des messages forts, on est obligé de passer par cette étape de la radicalité", a renchéri Abdel Ghalfi, de la CFDT.
 

En région parisienne, les manifestations ont dégénéré par endroits, donnant lieu à des confrontations violentes avec certains chauffeurs de VTC. Depuis l’aube, des centaines de taxis en colère se sont rassemblés autour des aéroports parisiens. Les accès à trois terminaux de Roissy (2E, 2F et 2D) étaient bloqués et la circulation perturbée aux abords de l'aéroport jeudi matin, comme dans plusieurs quartiers de Paris. Porte Maillot, dans l'ouest de la capitale, des CRS sont intervenus peu après 7 h pour dégager le périphérique bloqué, dans une odeur âcre de fumée, le claquement de pétards et le fracas de poubelles renversées sur la chaussée.
 
L'accès à la gare du Nord était aussi entravé par des dizaines de taxis, a constaté l'AFP. Et l'ambiance était tendue à Orly, où de nombreux taxis faisaient la chasse aux chauffeurs dont ils dénoncent les pratiques.

Taxis versus UberPop

Depuis plusieurs mois, le groupe américain des voitures de transport avec chauffeur (VTC) Uber s'est engagé dans un bras de fer avec l'État et les taxis, autour de son application mobile UberPop, un service à prix cassés qui met en relation des passagers et des conducteurs non professionnels assurant le transport avec leurs véhicules personnels.

Uber revendique 400 000 utilisateurs d'UberPop en France, où le nombre des taxis est faible. Mais les chauffeurs sont des particuliers qui ne paient ni cotisations sociales ni impôts, n'ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires pour obtenir un agrément et ne sont pas assurés professionnellement, ce que critiquent les chauffeurs de taxi.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait lancé mardi "un appel au calme", tout en soulignant qu'UberPop était en "situation d'illégalité absolue".

Les syndicats de taxis ont appelé au "calme" et à "ne pas répondre aux provocations", alors que le climat s'est tendu avec plusieurs agressions récentes de clients ou de chauffeurs UberPop.

Agressions de chauffeurs

À Strasbourg la semaine dernière, à deux reprises, un chauffeur de taxi s'est fait passer pour un client d'UberPop pour amener le conducteur dans un endroit isolé, où il a été pris à partie par des chauffeurs de taxi qui ont endommagé son véhicule.

Craignant que ses chauffeurs professionnels soient assimilés à des conducteurs UberPop, la société de VTC Allocab a même demandé à ses employés de ne pas mettre de costume jeudi et de demander à leurs clients de s'asseoir à l'avant.

Des portraits de chauffeurs : un taxi et un UberPop

Avec AFP

Première publication : 25/06/2015

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