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EUROPE

La Catalogne convoque une "élection-plébiscite" en vue de l’indépendance

© AFP archives | Des Catalans manifestent à l’occasion d’un référendum sur l’indépendance de la Catalogne, à Barcelone, en novembre 2014..

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/08/2015

Le président de la Catalogne a annoncé, lundi, la tenue d'une élection régionale anticipée en septembre qu'il présente comme un plébiscite sur l'indépendance de la région à moyen terme. De quoi inquiéter le gouvernement espagnol.

Les indépendantistes catalans veulent jouer le tout pour le tout. Une élection régionale anticipée en Catalogne sera organisée le 27 septembre par son président, Artur Mas, selon un décret signé lundi 3 août. Bien que le texte se garde de toute référence à l'indépendance - ce à quoi Madrid est farouchement opposé -, le président espère une sorte de feu vert en vue d'obtenir à moyen terme la sécession de cette région rebelle du nord-est de l'Espagne.

Artur Mas, qui fait déjà l'objet d'une enquête pour avoir organisé en novembre dernier un référendum symbolique - et interdit - sur le même thème, a assuré à l'avance que le décret serait "juridiquement inattaquable". Mais "politiquement, l'élection constituera un plébiscite pour la liberté et la souveraineté de la Catalogne", a-t-il annoncé. Une notion que Madrid rejette : les Catalans sont simplement appelés à "élire leur parlement régional, qui à son tour élira le nouveau président, et pas autre chose", a souligné lundi la porte-parole du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria.

>> À relire sur France 24 : "Les Catalans votent 'oui' à l'indépendance"

Pour ce scrutin, le président catalan a formé une liste commune avec ses rivaux d'Esquerra republicana, parti indépendantiste de gauche, et les associations indépendantistes qui ont organisé d'impressionnantes manifestations ces dernières années. La campagne électorale s'ouvrira le 11 septembre, journée de la Catalogne, avec une nouvelle manifestation d'envergure à Barcelone.

"Nous sommes préparés" à la création d’un État

Même si les derniers sondages font apparaître que la majorité des Catalans sont opposés à l'indépendance de leur région, Artur Mas et ses alliés comptent sur la mobilisation de leurs partisans pour obtenir la majorité absolue au parlement régional. En cas de victoire, ils promettent de parvenir, en 18 mois, à l'indépendance de cette région de 7,5 millions d'habitants, produisant à elle seule un cinquième de la richesse espagnole.

"Nous sommes préparés", répète Artur Mas. Depuis plusieurs mois, son équipe travaille à la création d'une administration parallèle capable d'assurer le fonctionnement d'un futur État.

Fin juillet, le gouvernement catalan a présenté son modèle d'administration fiscale en cas de sécession, et donné son aval à un décret-loi facilitant la transformation d'un institut de crédit public en une banque centrale de Catalogne. Il a aussi renforcé son réseau diplomatique afin de gagner à l'étranger des soutiens à sa cause.

Les institutions centrales rejettent fermement ces projets. "Il n'y aura pas d'indépendance de la Catalogne" a affirmé le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, tandis que le roi Felipe VI, le chef de l'État, a rappelé à Barcelone le nécessaire respect de la loi "pour une cohabitation démocratique en paix et dans la liberté". Plusieurs ministres de M. Rajoy ont même évoqué la possibilité d'utiliser l'article 155 de la Constitution espagnole, permettant de suspendre l'autonomie d'une région, si elle viole le droit.

En réponse, les indépendantistes ont affirmé que si l'on en arrivait à cette extrémité, ils déclareraient d'emblée la sécession.

Avec AFP

Première publication : 04/08/2015

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