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Moyen-Orient

Irak : le Premier ministre propose des réformes d'envergure contre la corruption

© Mohammed Sawaf, AFP | Une Irakienne brandit une pancarte sur laquelle est inscrit "Non au vol de l’argent du peuple" durant une manifestation, le 6 août 2015, à Kerbala.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/08/2015

Le Premier ministre irakien a proposé dimanche des réformes d'envergure, alors que le pays est secoué depuis plusieurs semaines par une vague de contestation. Le poste de vice-président, détenu par Nouri al-Maliki, pourrait être supprimé.

Le Premier ministre irakien réagit à la fronde de la rue. Après des semaines de manifestations contre la corruption et le délabrement des services publics en Irak, Haïdar al-Abadi a proposé, dimanche 9 août, des réformes d’envergure. Il souhaite notamment supprimer le poste de vice-président détenu par son prédécesseur et rival Nouri al-Maliki.

Une telle suppression serait un coup dur pour Nouri al-Maliki et ouvrirait la voie à un conflit entre les deux hommes, membres du même parti chiite, Dawa, au sein duquel l'ex-Premier ministre a encore beaucoup d'influence.

Parmi les mesures proposées, figure la suppression "immédiate" des postes des trois vice-Premier ministres et trois vice-présidents. L’idée de supprimer cette fonction de vice-président a été soufflée à Haïdar al-Abadi par l'ayatollah Ali al-Sistani, la plus haute autorité chiite d'Irak. Vendredi, il avait exhorté le Premier ministre à "être plus courageux et plus audacieux" dans la lutte contre la corruption et à dénoncer publiquement les hommes politiques qui se mettent en travers des réformes.

Dimanche matin, le gouvernement irakien a approuvé ce plan de réformes, mais il nécessite encore l'approbation du Parlement ainsi qu'un amendement de la Constitution, ce qui augure d'une bataille politique et écarte une mise en application rapide des réformes.

Suppression des quotas de partis et de confessions

Dans son communiqué mis en ligne, Haïdar al-Abadi a par ailleurs appelé à une révision de la façon dont les responsables sont nommés dans un pays où les communautés jouent un rôle majeur dans le partage des responsabilités.

"Les quotas de partis et de confessions" doivent être supprimés, a-t-il déclaré, proposant à la place que les candidats aux postes à haute responsabilité soient sélectionnés selon "leurs compétences, leur honnêteté et leur expérience", par un comité désigné par le Premier ministre.

En Irak, où la communauté chiite est majoritaire, le chef de l'État est un Kurde, le Premier ministre est un chiite et le chef du Parlement un sunnite.

Haïdar al-Abadi a également demandé une "réduction immédiate et globale" du nombre de gardes du corps pour tous les responsables. Cette question est un problème récurrent en Irak, où certains officiels ont de véritables escouades de protection et d'autres en embauchent moins que permis, empochant la différence de salaire.

Depuis plusieurs semaines, à Bagdad et dans d'autres villes, des manifestations ont lieu contre la mauvaise qualité des services publics et particulièrement les coupures d'électricité, qui laissent les Irakiens sans courant plusieurs heures par jour par des températures dépassant les 50° C. Les manifestants, majoritairement des Irakiens laïcs, accusent la corruption et l'incompétence de la classe politique d'être la cause de cette vétusté des services publics.

Avec AFP

Première publication : 09/08/2015

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