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Moyen-Orient

Le Premier ministre irakien supprime onze postes ministériels de son gouvernement

© Haïdar Mohammed Ali, AFP | Des manifestants irakiens défilent en soutien aux réformes administratives proposées par le Premier ministre Haïdar al-Abadi pour lutter contre la corruption.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/08/2015

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a supprimé dimanche 11 portefeuilles de son gouvernement dans le cadre d’un vaste plan de réformes destinées notamment à lutter contre la corruption.

Première mesure d’un vaste plan de réformes destinées notamment à lutter contre la corruption en Irak : le Premier ministre Haïdar al-Abadi a supprimé dimanche 16 août 11 postes ministériels, réduisant ainsi d'un tiers le nombre de portefeuilles au sein de son gouvernement.

Le 9 août, le gouvernement avait approuvé des réformes majeures prévoyant notamment la suppression des postes des trois vice-Premier ministres, à la suite d'une vague de manifestations contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Le Parlement avait approuvé le plan deux jours plus tard.

L'un des autres points phares du plan du Premier ministre était la suppression des postes des trois vice-présidents, dont Nouri al-Maliki, son principal rival, mais cette mesure nécessiterait un amendement de la Constitution pour être pleinement appliquée, ce qui est peu probable actuellement.

Ces dernières annonces visent à calmer le mécontentement populaire qui s'est exprimé dernièrement à Bagdad et dans le sud du pays lors de rassemblements contre la corruption et l'incompétence de la classe politique, sur fond de coupures quotidiennes d'électricité par des températures dépassant les 50° Celsius.

Elles interviennent alors que le pays est en proie aux violences au nord et à l'ouest de Bagdad où sévit l'organisation de l'État islamique (EI).

Abandon de positions

Face à l'offensive fulgurante de l'EI en juin 2014, les forces gouvernementales avaient abandonné en grand nombre leurs positions et pris la fuite, permettant aux jihadistes de mettre la main sur du matériel militaire et de conquérir de larges pans de territoire.

Le député Abdelrahim al-Chammari, membre de la commission parlementaire sur la chute de Mossoul, a affirmé que le nom de M. Maliki, Premier ministre de 2006 à 2014, figurait parmi les responsables mentionnés dans le rapport d'enquête.

La chute de Ramadi aux mains de l'EI le 17 mai dernier a également fait l'objet d'une enquête d'une commission parlementaire à l'issue de laquelle une liste de responsables, des commandants de l'armée, a été également établie.

Dimanche, M. Abadi a "approuvé les recommandations de la commission d'enquête sur le renvoi devant la justice militaire d'un certain nombre de commandants pour avoir abandonné leurs positions [...] malgré plusieurs ordres leur enjoignant de ne pas se retirer", précise un communiqué officiel.

Si ces commandants sont renvoyés devant la justice militaire, il s'agirait d'une première pour des officiers ayant fui leurs positions depuis le lancement de l'offensive de l'EI en juin 2014.

En dépit du soutien des frappes aériennes de la coalition internationale antijihadiste, conduite par les États-Unis, les forces gouvernementales n'ont repris que peu de territoires à l'EI.

Avec AFP
 

Première publication : 17/08/2015

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