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Amériques

En Uruguay, le secteur du cannabis prend son envol

© Pablo Porciuncula, AFP | Un plant de cannabis lors de la première ExpoCannabis à Montevideo, le 15 décembre 2014.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/08/2015

Coincé entre l'Argentine et le Brésil, l'Uruguay devenait fin 2013 le premier pays à légaliser l'usage récréatif du cannabis. toujours interdit à la vente en pharmacie, un marché de niche est cependant apparu : la culture chez les particuliers.

En Uruguay, la marijuana a le vente en poupe. Les ouvriers travaillent d'arrache-pied pour ouvrir au plus vite la boutique "Ton jardin" sur une artère commerçante de la capitale Montevideo : cette échoppe est la dernière-née de la vingtaine de commerces consacrés à la culture du cannabis qui ont éclos dans la capitale uruguayenne depuis 18 mois.

Avec la légalisation de la production du cannabis, et à terme de la vente, votée en décembre 2013, l'ancien président José Mujica a semé la graine d'un marché aujourd'hui en pleine croissance, aux mains de jeunes entrepreneurs pour qui la marijuana est un mode de vie.

>> À voir sur France 24 : "L'héritage du président Mujica en Uruguay"

"Nous savons que cela débute à peine et il y a de la place pour tout le monde", assure Marcelo Cabrera, 34 ans, l'un des associés de cette petite entreprise, née en 2012 sur internet. M. Cabrera, comme les autres propriétaires de "grow shops" (les "boutiques de la pousse") du premier pays au monde à légaliser la culture de cannabis à usage récréatif et médicinal, se refuse à communiquer son chiffre d'affaires ou ses bénéfices. "Tout se fait petit à petit, avec beaucoup d'efforts, parce que les marges sont faibles", concède-t-il seulement.

Herbe de l'année

"Les affaires ont augmenté. Les touristes cherchent des souvenirs et les locaux, tout ce dont ils ont besoin pour cultiver et fumer", renchérit Enrique Tubino, 29 ans, l'un des frères fondateurs de Yuyo Brothers, boutique pionnière dans l'utilisation de la feuille de cannabis pour son logo, ouverte en 2002.

Graines, substrat, engrais, éclairage... "Avec la légalisation, nous sommes devenus agriculteurs, et maintenant, on achète même des microscopes !", plaisante un humoriste lors de la Copa Cannabis, un concours récompensant la meilleure herbe de l'année. Pour sa quatrième édition en Uruguay la compétition a réuni le 19 juillet 1 200 participants, selon les organisateurs.

Si des sites, des boutiques, ou des concours existaient dans ce petit pays d'Amérique du Sud avant cette loi, c'est que la détention et la consommation de drogues étaient déjà autorisées. On cultivait, donc, mais illégalement.

Le texte autorise désormais la culture privée ou en club, dans la limite de 40 grammes par mois et par foyer. À terme, la production et la vente en pharmacie sous autorité de l'État sont également prévues. Le tout réservé aux résidents uruguayens.

Les industriels en embuscade

L'Association d'études sur le cannabis (AECU) estime que l'Uruguay, pays de 3,3 millions d'habitants, compte 20 000 autocultivateurs et une quinzaine de "clubs cannabiques" (qui réunissent un maximum de 45 membres souhaitant produire en commun). Tous ces usagers doivent s'inscrire sur un registre national. Sollicitées à plusieurs reprises par l'AFP, les autorités ont refusé de communiquer le nombre d'inscrits.

Le gouvernement a lancé les appels d'offres pour la production devant alimenter les ventes en pharmacie, mais le nouveau président Tabaré Vazquez, cancérologue, ne cache pas son hostilité à ce volet de la loi, laissant planer le doute sur sa mise en œuvre.

Au-delà du petit commerce de détail, des investisseurs plus ambitieux ont également fait leur apparition, notamment sur le marché du cannabis non psychoactif destiné à un usage médical ou industriel (biocarburants, textile, cosmétiques, alimentation...). Attendue pour janvier 2016, la première récolte de Fabio Bastos, entrepreneur brésilien qui a planté 40 hectares de ce cannabis (20 ha pour produire du textile, 20 pour la recherche médicale), est déjà vendue.

Créée il y a un an avec un capital de 150.000 dollars, son entreprise, Sediña, vaut déjà cinq millions, affirme-t-il, persuadé que le marché va bientôt s'étendre aux pays voisins, notamment aux géants brésilien et argentin.

Avec AFP

Première publication : 21/08/2015

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