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Les corps retrouvés sur le volcan Chimborazo sont ceux des guides disparus depuis 22 ans

© DR

Texte par Éric SAMSON , ,correspondant à Quito

Dernière modification : 26/08/2015

Trois corps congelés ont été découverts samedi sur un volcan en Équateur. Selon les informations de France 24, il s’agit des guides d’un groupe de dix personnes, dont six Français et un Suisse, qui avaient été ensevelis dans une avalanche en 1993.

C’est un guide de montagne qui a donné l’alerte après avoir découvert, samedi 22 août, plusieurs corps bloqués entre des blocs de glace à 5 650 mètres d’altitude, sur les flancs du volcan équatorien Chimborazo. Une cordée expérimentée s’est aussitôt mise en route pour tenter de récupérer les restes relativement bien conservés. Au terme de 15 heures d’efforts dans une atmosphère à l’oxygène raréfié, les corps des victimes ont pu être dégagés et descendus en civière à la morgue de la ville de Riobamba, avant d’être transférés 48 heures plus tard à Quito.

Selon les informations de France 24, il s’agit très probablement des corps de trois guides ensevelis par une avalanche sur le volcan Chimborazo, en même temps que six alpinistes français et un suisse, il y a 22 ans. Les familles des guides ont en effet reconnu leurs proches, l’équatoriano-chilien Christian Munchmeyer, et les deux équatoriens Roberto Silva et Paolo Vinueza, ce dernier ayant été identifié par sa sœur grâce au pull qu’il portait lors de l’expédition.

Les autorités évoquent pour l’instant un faisceau d’indices concordants, sans confirmer officiellement qu’il s’agit bien des guides qui accompagnaient les alpinistes étrangers, dont les corps avaient été retrouvés après l’avalanche puis rapatriés.

"Nous attendons que les corps décongèlent à l’air libre et à température ambiante pour ne pas détruire les tissus et réaliser de nouveaux examens" a précisé le responsable de la Dinased (Direction des enlèvements, extorsions et morts violentes de la police équatorienne) dans la province du Chimborazo.

Une plaque rend hommage aux victimes de l’accident : les Français Jean Luc Bandou, Didier Gauthier, Laurent Pujol, Michel Achilli ,Phillipe Martini, André Pasquilini, le Suisse Thomas Knecht et les trois Équatoriens Christian Munchmeyer, Roberto Silva et Paolo Vinueza

Survenu le 10 novembre 1993, la disparition des alpinistes et de leurs guides reste aujourd’hui l’un des pires accidents survenus sur le Chimborazo. Trois cordées, deux descendantes et une montante, avaient été emportées par une avalanche à la hauteur du pic Veintemilla.

L’émotion avait été "considérable en Équateur", se souvient Pierre Olivares, directeur de l’agence de voyages Palmar. "Les accidents arrivent en montagne, mais dix morts d’un coup, c’était très inhabituel". Alors président du Souvenir Français, association qui a pour vocation de maintenir la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, il avait d’ailleurs tenu à poser une plaque sur les flancs du volcan, à la mémoire des victimes.

Vingt-deux ans après le drame, la découverte des corps serait une conséquence de la fonte des glaces qui s’accélère sur les volcans andins. Outre le réchauffement climatique, l’andiniste Marco Cruz, très reconnu en Équateur, affirme que les rejets de cendre libérés par le volcan Tungurahua, situé à cheval sur la province du même nom et celle de Chimborazo, contribuent à la fonte des glaces. "La neige est comme un miroir", explique-t-il "sauf quand elle est couverte de cendres. Dans ce cas, elle absorbe 80 % de l’énergie et commence à fondre".

Un sommet mythique

Escaladé pour la première fois en 1880 par le célèbre explorateur Alexandre Von Humboldt, le Chimborazo exerce une fascination particulière sur les amateurs de haute montagne. Il n’est "que" le 16e sommet le plus haut de la planète avec ses 6 310 mètres d’altitude, mais le volcan, inactif depuis 1 400 ans, est situé légèrement au sud de la zone équatoriale, permettant ainsi à ceux qui le gravissent de se trouver sur le point de la terre le plus proche de l’espace.

Un sommet mythique donc et qui garde parfois longtemps ses secrets. En août 1976, le vol SAETA 232 qui reliait Quito à la ville de Cuenca avait ainsi disparu avec 55 passagers et quatre membres d’équipage. Les restes de l’avion et des 59 occupants n’avaient été détectés, et par hasard, que 26 ans plus tard en octobre 2002.
 

Première publication : 26/08/2015

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