Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Costa-Gavras, le cinema engagé sur la Croisette

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Toile émue après l'attentat contre des Coptes en Egypte

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Hommage à Jean-Karim Fall : la rédaction de France 24 en deuil

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Tournée diplomatique de Trump: des débuts réussis ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentat à Manchester : 22 morts, le groupe EI revendique l'attaque

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Nicole Kidman, reine de la Croisette

En savoir plus

#ActuElles

Au Pakistan, des centres pour protéger les femmes des violences domestiques

En savoir plus

TECH 24

Ice Memory : les glaciers rafraîchissent la mémoire de l'humanité

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Les climatosceptiques à la Maison Blanche

En savoir plus

Afrique

Élections locales au Maroc : un test pour le parti au pouvoir

© AFP Archive | Le drapeau marocain brandi lors d'une manifestation.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/09/2015

Les Marocains votent ce vendredi lors d'élections locales qui font office de test pour le parti au pouvoir. Le PJD reste confiant malgré le fort taux d'abstention qui pourrait marquer le scrutin. En cause : l'immobilisme des élus et la corruption.

Quelque 15 millions de Marocains sont appelés aux urnes, ce vendredi 4 septembre, lors d'élections communales et régionales. Au total, près de 140 000 candidats se disputent plus de 32 000 sièges d'élus locaux dans le cadre de ces élections qui serviront de test pour le PJD, parti islamiste du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, à un an des législatives.

Un an avant de remettre son mandat en jeu, Abdelilah Benkirane espère que ces élections démontreront que la cote de sa formation ne faiblit pas. Si les trois premières années de gestion du PJD n'ont pas débouché sur tous les résultats escomptés - notamment en matière de lutte contre la corruption –, le parti reste relativement populaire dans l'opinion.

>> Revoir sur France 24 : Entretien avec Abdelilah Benkirane, Premier ministre marocain

Dans la circonscription modeste de Sidi Belyout, à Casablanca, le PJD ne doute d’ailleurs pas de sa victoire. "On compte sur les voix des citoyens, c'est eux qui vont juger justement et le gouvernement et le parti. On est devant une classe politique et des élites qui ne peuvent pas concurrencer le PJD", assure à France 24 Abdelaziz el-Omari, ministre PJD des relations avec le Parlement et candidat pour la région de Casablanca.

Sara Doublier, Correspondante de France24 au Maroc

Une abstention endémique

Une assurance qui n’a pas découragé l’opposition. La Fédération de la gauche démocratique (FGD), notamment qui a mené une campagne motivée jusqu’au dernier moment. La formation, en concurrence avec une trentaine d’autres partis, a multiplié les sorties pour faire connaître son programme : distribution de tracts, porte à porte et conversation avec les habitant. Mais les militants se heurtent souvent à un électorat désabusé.

"C'est très difficile de redonner confiance parce qu'il y a un taux d'abstention énorme, surtout dans les grandes villes qui connaissent un taux de chômage effrayant et où la corruption gangrène", explique à France 24 Nabila Mounib, tête de liste FGD de la circonscription de Sidi Belyout.

Alors que 45 % des inscrits s'étaient déplacés pour les législatives de 2011, le chiffre de la participation sera scruté dans un pays qui se dit engagé dans un processus de transition politique et vante sa "stabilité" au sein d'une région tourmentée. Dans un Maroc qui "apprend à marcher sur la voie de la démocratie, la participation aux élections n'est pas un luxe. C'est le premier pas d'un long processus pour la construction [...] d'un avenir", avançait jeudi le quotidien indépendant Akhbar al-Yaoum.

Deux formations ont toutefois appelé au boycott d'un scrutin jugé dépourvu de réels enjeux: la mouvance islamiste Al Adl wal Ihsane ("Justice et bienfaisance"), interdite mais tolérée et bien implantée dans les quartiers populaires, et le parti Voie démocratique (extrême gauche).

Première publication : 04/09/2015

  • MAROC

    Le Maroc légalise une ONG pour les droits de l'Homme au Sahara occidental

    En savoir plus

  • MAROC

    Le Maroc est le "maillon fort" du monde arabe selon Nicolas Sarkozy

    En savoir plus

  • MAROC

    Une cellule islamiste démantelée par les autorités marocaines

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)