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FRANCE

"À bout", des policiers en colère sous les fenêtres de Taubira

© Jacques Demarthon, AFP | Des policiers manifestent devant le ministère de la Justice, à Paris, le 14 octobre 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/10/2015

Le Premier ministre a annoncé une série de mesures pour répondre aux milliers de policiers venus, mercredi, manifester devant le ministère de la Justice à Paris. Ces derniers dénoncent des conditions de travail préoccupantes.

C’est un évènement suffisamment rare pour pousser le Premier ministre Manuel Valls à monter en première ligne. Des forces de l’ordre "à bout" ont organisé un rassemblement devant le ministère de la Justice, mercredi 14 octobre à Paris, à l’appel des syndicats. Ces policiers, près de 7 500 selon la préfecture de police, jusqu’à 10 000 selon les syndicats, entendaient protester après que l'un des leurs a été grièvement blessé début octobre par un malfaiteur en cavale, lors d'une fusillade en Seine-Saint-Denis. Mais leurs doléances vont bien au-delà. Ce rassemblement s’est inscrit en effet dans un contexte sécuritaire tendu, entre menaces d'attentats et crise migratoire.

"Les policiers, héros du mois de janvier" après les attentats "sont devenus les oubliés de la République", tonne Jean-Claude Delage pour Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix. Nicolas Comte, pour Unité SGP Police, évoque lui un "état de fatigue préoccupant". "Un ras-le-bol, une perte du sens du métier", renchérit Patrice Ribeiro de Synergie, deuxième syndicat d'officiers.

"Les policiers ont besoin d'être aidés dans leurs actions"

 

Tous déplorent une "explosion des violences", un "manque de moyens", des "missions peu claires", une "absence de réponses pénales" qui les ont conduits à appeler unanimement à se rassembler place Vendôme sous les fenêtres de Christiane Taubira et devant les tribunaux en province, ravivant la guerre opposant police et justice.

Des mesures de simplification de la procédure pénale

Pour tenter de désamorcer la crise, le Premier Ministre Manuel Valls a annoncé mercredi une série de mesures visant à "alléger" la "gestion de la garde à vue". Le projet de loi sera présenté "dans les prochains mois" en Conseil des ministres, a indiqué le chef du gouvernement, entouré du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et de la Garde des Sceaux Christiane Taubira, lors d'une allocution à Matignon.

"La gestion de la garde à vue sera allégée. Il sera désormais autorisé de récapituler dans un procès-verbal unique de fin de garde à vue l'ensemble des formalités procédurales représentatives du droit", a indiqué Manuel Valls qui a également annoncé la "mise en place de plateformes téléphoniques notamment pour rechercher un avocat ou un interprète" et la "dématérialisation du registre de la garde à vue".

Par ailleurs, "au-delà de la garde à vue, c'est tout le formalisme procédural de l'enquête de police judiciaire qui sera également revu et allégé, proportionnellement au degré de gravité des affaires. Certains actes pourront ainsi être regroupés sous la responsabilité du procureur de la République", a poursuivi le Premier ministre. "Pour les contentieux de masse, l'extension du recours aux procédures simplifiées sera recherchée, notamment par le biais d'une harmonisation nationale. Pour la première fois, une circulaire générale de politique pénale traitera du sujet."

Manuel Valls a également annoncé le "durcissement" des peines pour le trafic d'armes lourdes. "Les peines encourues pour acquisition, détention ou cession d'armes de catégorie A et B, c'est-à-dire les plus lourdes, seront portées de trois à cinq ans d'emprisonnement", a-t-il déclaré.

>> À lire sur France 24 : "Des mois après l'attaque contre 'Charlie Hebdo', les CRS sont 'épuisés'"

De son côté, la garde des Sceaux s'est dite prête à recevoir les représentants des forces de l'ordre. Devant les procureurs de France réunis à Paris, Christiane Taubira avait insisté mardi sur la nécessité de "prévenir tout risque de libération injustifiée" de détenus, selon un communiqué. Elle a aussi dit envisager de mieux encadrer les permissions de détenus.

Les sollicitations des forces de l’ordre ne risquent cependant pas de diminuer dans les prochains mois, avec deux événements annonciateurs d'une sécurité maximale : la COP21, conférence de l'ONU sur les changements climatiques, au cours de laquelle les représentants de 195 pays sont attendus à Paris début décembre, et l'Euro-2016 de football, du 10 juin au 10 juillet.

Avec AFP

Première publication : 14/10/2015

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