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Justin Trudeau place le gouvernement canadien sous le signe de la parité et de la diversité

© Blair Gable, AFP | Le Premier ministre canadien en compagnie de son épouse et des membres de son cabinet, peu avant sa prestation de serment le 4 novembre.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/11/2015

Le nouveau Premier ministre canadien Justin Trudeau a prêté serment mercredi et a nommé son gouvernement, paritaire et marqué par la diversité. Par plusieurs gestes forts, il rompt avec une décennie de conservatisme.

En prenant ses fonctions mercredi 4 novembre, 31 ans après la fin du mandat de son père, le nouveau Premier ministre canadien Justin Trudeau a marqué une rupture avec une décenie de pouvoir conservateur. Il a nommé un gouvernement paritaire et marqué par la diversité. Il s'est également montré proche du public, contrairement à son prédecesseur Stephen Harper, peu friand des médias et des bains de foule. 

Dès ses débuts, le 23e Premier ministre du Canada a rompu avec l'austérité de son prédécesseur : c'était la première fois par exemple que le public était convié à Rideau Hall pour assister à la cérémonie d'assermentation. Des centaines de Canadiens s'étaient ainsi pressés dans la résidence officielle du Gouverneur général à Ottawa pour l'ovationner. Rompant avec une tradition un peu austère, Justin Trudeau, accompagné de son épouse Sophie et de ses 30 ministres, a remonté à pied la longue allée le menant à la résidence du Gouverneur général David Johnston, représentant de la reine Elizabeth II, chef d'État en titre.

Un gouvernement paritaire et riche de sa diverisité

Après avoir promis "allégeance" à la reine Elizabeth II et à ses héritiers, Justin Trudeau a été déclaré Premier ministre par le Gouverneur général. Puis, à tour de rôle, les 30 ministres, 15 hommes et 15 femmes, ont prêté serment.

Ayant promis un cabinet resserré, Justin Trudeau s'est réservé les portefeuilles de la Jeunesse et des Affaires intergouvernementales (chargé des relations du gouvernement fédéral avec les provinces).

Dans un geste fort, il a nommé pour la première fois une Autochtone comme ministre de la Justice, l'ex-procureure Jody Wilson-Raybould. Cette nomination est lourde de sens car le gouvernement sortant a toujours refusé une commission d'enquête sur les disparitions ou les meurtres inexpliqués de quelque 1 200 femmes autochtones depuis 1980. Cette enquête, promesse de campagne de Justin Trudeau, devrait être l'une des premières mesures de Jody Wilson-Raybould.

Son cabinet compte également une ministre d'origine afghane, échappée du régime des Taliban en 1996, un sikh et ancien militaire à la Défense ou encore un ancien chef de bus d'origine indienne ministre des Infrastructures. "Nous sommes en 2015" et le conseil des ministres "est le reflet du Canada dans sa magnifique diversité", a déclaré Justin Trudeau.

Autre symbole, le libellé du ministère de l'Environnement est complété par celui de Changement climatique, un portefeuille revenant à Catherine McKenna, avocate internationale, qui sera début décembre à Paris à la conférence de l'ONU sur le climat (COP21). Après une décennie de désengagement du pays dans la lutte contre le réchauffement de la planète, "le Canada va être un acteur fort et positif sur la scène internationale, notamment à la COP21 de Paris", a assuré Justin Trudeau. Il a promis que son pays "assumerait sa responsabilité" pour lutter contre le réchauffement climatique.

Baisser les impôt des classes moyennes

L'ancien professeur de 43 ans avait créé la surprise en remportant avec une large majorité les élections législatives du 19 octobre. Plaçant le parti libéral plus à gauche qu'à l'accoutumée, Justin Trudeau a séduit les électeurs en promettant des baisses d'impôts pour les moins nantis, la légalisation du cannabis, une relance des investissements dans les infrastructures moyennant trois ans de déficit budgétaire, ou encore en s'engageant à mettre fin à la campagne aérienne en Irak et en Syrie.

Sur le perron de Rideau Hall, à peine investi, il a ainsi indiqué que sa première loi visera à "baisser les impôts des classes moyennes en demandant au 1 % des Canadiens les plus riches de payer un peu plus". Pour ce faire, il souhaite convoquer le Parlement début décembre, a-t-il indiqué.

Avec AFP

 

Première publication : 05/11/2015

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