Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

États généraux de la bioéthique : le coup d'envoi est lancé

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Sénégal-Casamance, toutes les autorisations de coupe de bois suspendues

En savoir plus

POLITIQUE

Notre-Dame-des-Landes : une décision moins risquée pour l’exécutif ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cinéma : sur le tapis rouge du dernier film de Spielberg, "Pentagon Papers"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Péninsule coréenne : la diplomatie des Jeux olympiques fait "fondre la glace"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Aux États-Unis, l'ardoise fiscale s’alourdit pour Apple

En savoir plus

FOCUS

Moyen-Orient : enquête sur le phénomène galopant des tempêtes de sable

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Sommet franco-britannique : la "diplomatie du tapis"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement abandonne

En savoir plus

Afrique

Au moins cinq civils tués dans un attentat suicide dans le nord du Cameroun

© AFP, Archives. | Des soldats camerounais tiennent la garde dans la ville de Fotokol à la frontière avec le Nigeria.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/11/2015

Un multiple attentat suicide dans le nord du Cameroun a fait au moins cinq morts en plus des quatre kamikazes et une dizaine de blessés. La région camerounaise de l'Extrême-Nord est fréquemment visée par la secte islamiste nigériane Boko Haram.

Au moins cinq  personnes sont mortes dans un attentat suicide samedi 21 novembre dans le nord du Cameroun, d’après des sources proches des services de sécurité. Quatre kamikazes, toutes des femmes, se sont fait exploser dans les environs de Fotokol, tuant cinq personnes, dont un chef traditionnel, a appris l'AFP auprès d'une source officielle. Reuters rapporte seulement la présence de trois femmes kamikazes.

Une dizaine de personnes ont été blessées, ajoutent les sources de l'AFP. Parmi les cinp morts comptabilisés se trouveraient les kamikazes, a précisé un officier de haut rang.

D’après le gouverneur de la région de l'Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, une première femme kamikaze a actionné sa charge explosive dans la maison du chef traditionnel de Leymarie, petit village camerounais situé en périphérie de Fotokol, tout près de la frontière avec le Nigeria, tuant sur le coup avec quatre membres de sa famille. Dans les minutes qui ont suivi, trois autres femmes kamikazes ont déclenché leurs explosifs à proximité, sans toutefois faire de victimes, a-t-il ajouté.

Des jeunes kamikazes âgées d'une quinzaine d'années

Une source sécuritaire camerounaise jointe à Fotokol, affirme que les quatre kamikazes étaient "des jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années". "La première kamikaze s'est fait exploser chez le chef. Les trois autres progressaient vers l'intérieur de la ville de Fotokol lorsqu'elles ont été repérées par des membres du comité de vigilance", groupe d'autodéfense composé d'habitants de la ville, a expliqué cette source. Les trois jeunes femmes se sont alors "fait exploser à leur tour, mais aucun civil n'a été tué", a confirmé cette source, qui fait état de 10 blessés lors de la première explosion.

Le gouverneur assure de son côté que "l'armée s'est déployée très vite dans la zone". "Dès la première explosion, nos militaires [stationnés à Fotokol] ont tiré en l'air. Cela a dû décourager les trois autres kamikazes", estime-t-il.

D'après M. Bakari, "c'est la première fois qu'une kamikaze se fait exploser dans une chefferie. Nous pensons qu'ils [Boko Haram] sont en train de changer de stratégie parce que nous avons pris des mesures drastiques pour sécuriser les lieux de forte affluence qui étaient ciblés par les kamikazes [écoles, marchés, mosquées et buvettes]".

Une "nouvelle méthode" qui cible des lieux privés

"Nous allons devoir changer de stratégie face à cette nouvelle méthode", a-t-il affirmé, précisant que certains comités de vigilance venaient d'être équipés de détecteurs de métaux et fournissaient un "appui considérable" notamment en matière de renseignement.

Fotokol est régulièrement la cible d'attaques transfrontalières de Boko Haram. Ainsi, le 9 novembre, trois civils avaient été tués au cours de l'attentat-suicide mené par deux femmes kamikazes près d'une mosquée à Fotokol. Au total, plus de 100 personnes ont péri dans une vingtaine d'attentats attribués aux islamistes nigérians depuis le mois de juillet. L'attaque de samedi n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais les soupçons se tournent vers le groupe islamiste Boko Haram, qui a régulièrement recours à des jeunes filles pour mener ses attentats-suicides.

Si elle a contenu l'expansion territoriale de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, la coalition régionale militaire regroupant les pays riverains du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger) ainsi que le Bénin n'arrive pas à réduire significativement les activités des islamistes nigérians. Ceux-ci poursuivent régulièrement leurs attaques, notamment les attentats-suicides dont sont essentiellement victimes les civils, musulmans comme chrétiens. L'insurrection de Boko Haram et sa répression ont fait au moins 17 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés depuis 2009 au  Nigeria.

>> À lire sur France 24 : Boko Haram : pourquoi des troupes américaines au Cameroun plutôt qu'au Nigeria ?

Avec Reuters

Première publication : 21/11/2015

  • NIGERIA

    Boko Haram : au moins 55 morts lors d'attentats et de combats à la frontière

    En savoir plus

  • CAMEROUN

    Cameroun : les États-Unis déploient 300 militaires pour lutter contre Boko Haram

    En savoir plus

  • CAMEROUN

    Double attentat-suicide meurtrier à Kolofata, dans l'Extrême-Nord du Cameroun

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)