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Afrique

Le président malien appelle à une vigilance accrue, trois suspects recherchés

© Habibou Kouyaté, AFP | Selon une source de sécurité malienne, "trois suspects qui pourraient être impliqués dans l'attaque" sont activement recherchés.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/11/2015

Trois suspects sont activement recherchés au Mali deux jours après l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a mis en garde la communauté internationale contre des "barbares d'un autre temps".

Au lendemain de la prise d'otages meurtrière dans un hôtel de Bamako, le président malien a appelé, samedi 21 novembre, à une vigilance accrue face à la menace terroriste alors que son pays est en proie depuis près de quatre ans aux attaques jihadistes.

Selon une source de sécurité malienne, "trois suspects qui pourraient être impliqués dans l'attaque" sont activement recherchés. "Ces deux très jeunes terroristes n’ont pas pu opérer ce massacre dans l’hôtel Radisson Blu sans une aide extérieure, une aide logistique, matérielle et éventuellement financière", a ajouté une source sécuritaire française, citée par le correspondant de France 24 au Mali, François Rihouay.

Depuis vendredi soir, l'état d'urgence est en vigueur pour 10 jours dans l'ensemble du Mali, qui observera à partir de lundi un deuil national de trois jours en mémoire des 19 victimes de cette attaque contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako.

L'assaut a été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui dit avoir agi "avec la participation" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il a été mené une semaine après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris, revendiqués pour leur part par l’organisation de l’État islamique (EI).

"Nulle part dans le monde aujourd'hui, on est à l'abri de ces barbares d'un autre temps", a déclaré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à l'issue d'une visite au Radisson Blu, où demeurait déployé un important dispositif de sécurité. "La 'valeur vie' leur est inconnue, [...] vous comme nous devrons faire attention."

Vendredi soir, il avait annoncé que l'attaque avait fait 19 morts, sept blessés et que deux assaillants avaient été tués. Un bilan confirmé samedi par le ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Salif Traoré, et son collègue de la Défense, Tièman Hubert Coulibaly, lors d'une conférence de presse commune.

Quatorze étrangers identifiés parmi les morts

Au total, a dit le colonel Traoré, il a été dénombré parmi les morts "18 clients, deux terroristes" et un gendarme malien. Bilan "définitif" selon lui.

Vendredi, une source militaire malienne avait parlé à l'AFP d'au moins 27 morts parmi les quelque 170 résidents et employés de l'hôtel et d'"au moins trois terroristes tués". "Nous avons emmené 27 corps de l'hôtel", a assuré samedi à l'AFP une source policière malienne, sans être en mesure de fournir de détails.

Quatorze étrangers sont pour l'heure identifiés parmi les morts : six Russes, trois Chinois, deux Belges, une Américaine, un Sénégalais et un Israélien, selon des autorités de leurs pays respectifs. L'attaque a suscité une vague de condamnations au Mali, dans la région et à l'étranger.

Le chef de l'État sénégalais Macky Sall, également président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) se rendra dimanche à Bamako pour "présenter ses condoléances" au peuple malien, selon la présidence sénégalaise et l'ambassade du Sénégal sur place.

D'après des témoignages de diverses sources, les assaillants sont entrés dans l'enceinte de l'hôtel au même moment qu'une voiture munie d'une plaque diplomatique, avec un numéro attribué à l'ambassade des États-Unis.

Dans un entretien diffusé samedi soir par la télévision publique malienne ORTM, l'ambassadeur américain à Bamako Paul Folmsbee a précisé que le véhicule, un 4x4, n'était en aucune manière impliqué dans l'attaque. Son chauffeur, qui s'était rendu à l'hôtel pour chercher un Américain, a été surpris par les assaillants et a couru se mettre à l'abri, y abandonnant le véhicule.

Avec AFP

Première publication : 22/11/2015

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