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SPORT

Leicester City, ce petit poucet qui fait la nique aux cadors de Premier League

© Lindsey Parnaby, AFP

Texte par Yann BUXEDA

Dernière modification : 24/11/2015

En Premier League, les prétendants au titre doivent composer avec un invité surprise : Leicester City, leader du championnat après 13 journées. Gros plan sur ce petit poucet qui joue les trouble-fêtes, tout en haut du premier championnat au monde.

Au soir de la 13e journée de Premier League, les cadors du championnat anglais partagent un point commun surprenant. Tous sans exception figurent derrière Leicester City. Et pour cause, puisque les "Foxes" occupent, à la surprise générale, le fauteuil de leader de la première division anglaise.

Avec 28 points, Leicester réalise pour l’heure un véritable parcours de champion. Une progression inattendue pour ce club sept fois vainqueur de la Premiership – la deuxième division anglaise – et traditionnellement accoutumé au bas de tableau en Premier League.

Les raisons de ce succès sont évidemment multiples, mais difficile de ne pas évoquer d’entrée l’incroyable début de saison de son buteur vedette Jamie Vardy. À 28 ans, celui qui s'est mérité le surnom de "The Cannon" en raison d’une impulsivité parfois incontrôlable, semble avoir trouvé le chemin du succès sur les pelouses.

Débarqué à Leicester en 2012, Vardy n'avait pourtant rien d'un cador. Des débuts professionnels sur le tard, à 25 ans, et une première saison en demi-teinte (4 réalisations en 26 apparitions) avaient fait de lui un joueur quelconque de la D2 anglaise. Pourtant, trois ans plus tard, il crève l’écran à l’échelon supérieur.

Avec 13 réalisations en 13 journées, il occupe seul la tête du classement des meilleurs buteurs du championnat anglais, quatre unités devant l’international belge Romelu Lukaku (Everton). Il pourrait même entrer dans l’histoire très prochainement : s'il trouve le chemin des filets, samedi 28 novembre face à Manchester United, il sera le premier joueur de l'histoire de Premier League à marquer au moins un but par match sur une série de 11 rencontres de rang.

Ranieri de retour au premier plan

Mais si Vardy marche sur l’eau depuis le début de la saison, sa bonne forme ne justifie pas à elle seule l’étonnant début de saison de Leicester. La véritable bonne pioche des dirigeants du club se trouve sans nul doute assise, chaque week-end, sur le banc de touche.

Installé dans les Midlands de l'Est depuis juillet 2015, Claudio Ranieri a trouvé la formule pour insuffler la combativité qu'il manquait jusqu'alors à cet effectif. Le technicien italien, débarqué des commandes de la sélection grecque en novembre 2014 après une défaite face aux Îles Féroé, restait sur un échec majeur. Un an plus tard, il semble avoir retrouvé ses esprits.

Une statistique résume à elle seule le travail de l'ancien coach de l'AS Monaco, qui retrouvait la Premier League plus de dix ans après son aventure à Chelsea (2000-2004). Depuis le début de la saison, ses hommes sont ceux qui ont disputé le plus de duels en Premier League (1638). Et surtout, ce sont également eux qui en ont remporté le plus (816).

Une fin d’année dantesque

Mais si Ranieri a transfiguré Leicester cet été, il se garde bien de surfer sur la vague médiatique positive qui l’entoure depuis l’été. Il ne connaît que trop bien l’incertitude du football et plus encore la versatilité des médias anglais. Tandis que les journaux évoquent sans retenue "son blason redoré" et les 14 points qui le séparent de Chelsea au classement – son aventure s’était mal terminée avec le club londonien – lui préfère la jouer profil bas.

"Il est de mon devoir de garder les pieds sur terre. Nous allons déjà tenter d’atteindre les 40 points, puis nous verrons par la suite. C’est maintenant que le plus dur arrive : d’ici à la fin de l’année, on va avoir un calendrier terrible. On devra jouer Manchester United, Swansea, Chelsea, Everton, Liverpool puis Manchester City", notait-il en conférence de presse, au sortir de la victoire des siens à Saint James Park, le week-end passé, face à Newcastle United (0-3).

Difficile de lui donner tort. Après 13 rencontres, Leicester City n’est passé au révélateur des cadors qu’à deux reprises, face à Arsenal (une défaite 2-5), puis contre Tottenham (1-1). Les prochaines échéances seront donc cruciales pour Ranieri et ses hommes, qui devront confirmer face aux meilleurs pour ne pas retomber dans l’ombre des Tigers de Leicester. Car l’omnipotent club de rugby de la ville, lui, brille depuis plusieurs décennies au Royaume-Uni et sur l’ensemble du continent européen.

Première publication : 24/11/2015

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