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Vidéo : au Bangladesh, Dacca fait face à l'afflux de réfugiés climatiques

© Capture d'écran France 24 | L'extrême-sud du Bangladesh menacé par la montée des eaux.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/11/2015

Régulièrement frappé par les cyclones et les inondations, le Bangladesh voit sa population rurale affluer en masse vers les villes. Reportage à Dacca auprès de réfugiés climatiques, dont le nombre devrait atteindre 30 millions d’ici 2050.

Ils sont des milliers de Bangladais à venir s’installer chaque année dans le bidonville de Korail, en plein cœur de la capitale, Dacca. Parmi eux, Jaffar Sarkar, contraint de quitter ses terres dans le sud du Bangladesh après le passage du cyclone Viyaru qui a ravagé sa maison et ses cultures en 2013.

"J'aimais bien la vie au village, se souvient Jaffar, qui gagnait bien sa vie. Je n'aurais jamais imaginé venir en ville. Mais avec le cyclone, j'ai tout perdu." Il s'est depuis installé dans la capitale et a économisé un an pour pouvoir faire venir sa famille. Aujourd’hui, il possède un petit commerce et loue un minuscule abri de tôle pour dormir et ranger quelques vêtements et outils.

>> À lire aussi sur France 24 : "La COP21 : l'aboutissement d'un processus de plus de 35 ans"

Le Bangaldesh, qui figure parmi les pays les plus exposés au réchauffement climatique devant l'Inde et le Madagascar, compte plus d'un demi-million de réfugiés climatiques. Le nombre devrait atteindre 20 à 30 millions d'ici 2050. Un Bangladais produit pourtant 100 fois moins de CO2 qu'un Occidental, qui en génère plus de dix tonnes par an.

Tous migrent des campagnes du sud du pays vers les villes. "À Dacca, la vie est beaucoup plus dure, même si j’ai trouvé des amis", reconnaît Maliha Sarkar, la fille de Jaffar, qui aimerait retourner dans leur village.

Un typhon tous les deux ans

Dans la région des Sundarbans, au sud du pays, particulièrement exposée au réchauffement climatique, les maisons ressemblent à des embarcations à la dérive, et leurs habitants à des naufragés. Pour cause, la zone est touchée par un typhon tous les deux ans, contre un tous les vingt ans en 1960.

Kalpana Majhi vit avec ses trois enfants au rythme de ces violentes tempêtes et de l’inexorable montée des eaux. "Avant, on habitait de l'autre côté, mais il y a eu un ouragan, explique la mère de famille. Alors, on s'est installés un peu plus loin. Mais la maison a été détruite par la rivière." Un sac de vêtements est toujours prêt, au cas où la famille de Kalpana devrait encore se déplacer.

>> À voir sur Les Observateurs :
"À Chittagong, 'le réchauffement climatique, c'est du concret'"

L'extrême-sud du pays menacé de disparaître

La montée des eaux est une menace permanente, avec les eaux de l'Himalaya qui traversent ce pays-delta pour se déverser dans l'océan Indien. Selon le professeur Atiq Rahman, directeur du bureau d’études BCAS (Bangladesh Centre for Advanced Studies), l'extrême-sud du pays est menacé par la montée des eaux. Conséquence : le pays s’efface et se salinise. Les scientifiques ont eu beau développer une variété de riz résistante au sel, les taux de sodium dans la terre deviennent trop importants et rendent les sols stériles.

Il y a encore dix ans, les paysans cultivaient des dizaines d'hectares de rizières. C’est désormais impossible. Khalid Ahmed, qui n’a pas pu reprendre la rizière de son père, a dû se reconvertir dans l'élevage de poissons. "On n'arrive plus à avoir d'eau douce, explique le pisciculteur. Donc on ne peut pas cultiver de riz ou de légumes comme avant". Avant de conclure : "Dans la région, vous ne trouverez que du poisson et de la crevette cultivés dans des bassins d'élevage dans des millions de litres d'eau salée qui ne font qu'accélérer ce processus de salinisation, jusqu'en profondeur."

Première publication : 30/11/2015

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