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FRANCE

Régionales 2015 : succès historique pour le Front national

© Denis Charlet, AFP | Avec 43 % des voix, Marine Le Pen a obtenu un score historique, dimanche 6 décembre 2015, en Nord-Pas-de-Calais-Picardie au premier tour des élections régionales.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 07/12/2015

Le FN est arrivé en tête du premier tour des élections régionales, dimanche, obtenant un score historique. Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Marion Maréchal-Le Pen en Provence-Alpes-Côte-d'Azur obtiennent plus de 40 % des voix.

Pari réussi pour Marine Le Pen qui souhaitait confirmer les bons scores de son parti aux élections départementales du mois de mars : le Front national (FN) est arrivé en tête, dimanche 6 décembre, au premier tour des élections régionales avec près de 30% des suffrages (27,96%), devant le bloc formé par Les Républicains (LR), le Modem et l'UDI (26,89 %), et loin devant le Parti socialiste (PS) et ses alliés (23,3 %) qui subit une nouvelle déroute électorale. Au total, la participation s'est inscrite en hausse par rapport au premier tour du précédent scrutin de 2010avec un taux de 50,98 %.

• Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen largement en tête

En tête au niveau national et dans six régions, le FN a réussi, au soir du premier tour des élections régionales, à s’imposer comme le "premier parti de France", selon l’expression de Marine Le Pen, et bat de nouveau son record en termes de score national après les 25,25 % (5,1 millions de suffrages) obtenus au premier tour des départementales de mars dernier.

Son score est particulièrement marquant en Nord-Pas-de-Calais-Picardie (NPCP) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Dans le nord de la France, Marine Le Pen (40,64 %) devance largement le candidat LR-UDI-MoDem-CPNT Xavier Bertrand (24,96 %) et le candidat PS-PRG Pierre de Saintignon (18,12 %), tandis qu’en PACA, Marion Maréchal-Le Pen (40,55 %) arrive, elle aussi, nettement en tête devant le candidat LR-UDI-MoDem Christian Estrosi (26,48 %) et le candidat PS-PRG Christophe Castaner (16,59 %).

>> À lire sur France 24 : "Les attentats de Paris joueront-ils en faveur de Marion Maréchal-Le Pen aux régionales ?"

Le parti d'extrême droite est également arrivé en tête en Bourgogne-Franche-Comté, Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Centre-Val de Loire, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Pour le FN, il s’agit désormais de confirmer au deuxième tour. Le parti de Marine Le Pen avait en effet obtenu de bons résultats au premier tour des élections départementales, en mars, mais avait ensuite échoué à remporter le moindre département au soir du deuxième tour. Avec ce souvenir en tête, la présidente du FN s’en est donc pris une nouvelle fois au "système politique et médiatique" qu’elle dénonce régulièrement, pointant notamment du doigt les futurs débats au sein du PS et chez LR sur la question du front républicain qui ne devraient pas manquer d’animer les prochaines heures. "Le Front national est le seul front véritablement républicain", a-t-elle ainsi affirmé.

• En difficulté, Les Républicains se présentent comme la seule alternance possible

Derrière le FN, le parti de Nicolas Sarkozy subit également une défaite en recueillant 27 % des voix et en arrivant en tête dans seulement quatre régisarkozyons (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie, Pays de la Loire).

>> À lire sur France 24 : "Régionales 2015 : Sarkozy refuse le front républicain voulu par Cambadélis"

Au second tour, les électeurs devront "se mobiliser en faveur de la seule alternance possible : celle incarnée par les républicains de la droite et du centre", a toutefois affirmé Nicolas Sarkozy.

"Les Français souhaitent que la priorité, pour tous les responsables politiques, soit que la République ne recule plus, elle a trop reculé et en particulier depuis bientôt quatre années" et l'élection de François Hollande, a estimé l'ancien chef de l'État.

>> À lire sur France 24 : "Régionales : pourquoi Nicolas Sarkozy refuse tout front républicain contre le FN"

Le président de LR s’est par ailleurs prononcé contre tout retrait de ses listes, ou toute fusion avec le PS en vue du second tour des élections régionales et préfère en appeler aux abstentionnistes du premier tour pour faire barrage au FN. Une décision qui risque de provoquer de nombreux débats au sein même de LR et avec ses alliés puisque l'UDI et le MoDem ont pris des positions différentes.

• Nouvelle déroute pour le Parti socialiste

Avec seulement 22,7 % des suffrages au niveau national et en tête dans seulement trois régions, Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et la Corse, le PS connaît une nouvelle déroute lors de ce premier tour des élections régionales.

Contrairement à ce que ses dirigeants espéraient, il n’y a pas eu de sursaut de mobilisation de la part de ses électeurs dans le contexte post-attentats du 13-novembre. Au contraire, plutôt que résister, le PS s’est effondré dans la plupart des régions, et en particulier en NPCP et PACA.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé le désistement républicain des listes de Pierre de Saintignon et Christophe Castaner dans ces deux régions, mais a affirmé que la gauche se maintiendrait "là où le total gauche permet de l'emporter et ainsi de barrer la route au Front national". Selon lui, "le total gauche laisse espérer de nombreuses victoires".

Jean-Christophe Cambadélis s'est par ailleurs montré très critique de la position de Nicolas Sarkozy. "Le parti qui s'est pourtant nommé 'Les Républicains' dit son refus de pratiquer le désistement républicain, l'accord technique ou le simple retrait. L'histoire sera sévère pour ceux qui disent plutôt l'extrême droite que la gauche. La gauche est donc le dernier rempart de la France républicaine contre l'extrême droite xénophobe", a-t-il accusé.

Première publication : 06/12/2015

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