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Afrique

Affaire Sankara : mandat d'arrêt international contre l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré

© Sia Kambou, AFP | L'ancien président burkinabè, Blaise Compaoré, le 26 juillet 2014 à Ouagadougou.

Vidéo par Nicolas GERMAIN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/12/2015

L'ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, fait désormais l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par la justice militaire de son pays pour son implication présumée dans la mort du précédent chef d'État, Thomas Sankara.

Blaise Compaoré a-t-il joué un rôle dans l’assassinat, en 1987, de son ancien frère d’armes devenu président du Burkina Faso, Thomas Sankara ? La justice militaire du Burkina Faso semble avoir des soupçons allant dans ce sens : elle a lancé, lundi 21 décembre, un mandat d'arrêt international contre Blaise Compaoré, pour son implication présumée dans la mort du capitaine Sankara, selon une source judiciaire jointe par RFI.

Thomas Sankara, arrivé au pouvoir lors d'un putsch en 1983, a été tué le 15 octobre 1987 avec 12 autres personnes lors d'un coup d'État qui porta au pouvoir Blaise Compaoré. Ce dernier a été chassé par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir. Le tabou portant sur la mort de son prédécesseur semble s’être dissipé en même temps que son départ du palais de Kosyam et une enquête a été ouverte fin mars 2015.

Thomas Sankara, président du Burkina Faso, participe à une revue de troupes à Ouagadougou, le 4 août 1985, lors du deuxième anniversaire de la révolution burkinabè. © Daniel Laine, AFP

Les corps des 13 responsables assassinés ont donc été exhumés fin mai afin de lever le voile sur le mystère entourant les circonstances de la mort du "père de la révolution" burkinabè. Les résultats de l'autopsie, livrés mi-octobre 2015, indiquaient que la dépouille du président Sankara était "criblée de balles".

Selon une autre source proche du dossier judiciaire, Blaise Compaoré et au moins une demi-douzaine d’autres personnes, majoritairement des anciens soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ont été inculpés pour "assassinat", "attentat" et "recel de cadavres". Le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et auteur du putsch manqué de septembre 2015, en fait partie.

Avec AFP

Première publication : 21/12/2015

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