Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le "vendredi noir" débarque en France

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Libye : "je ne suis pas à vendre"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Morgan Tsvangirai met en garde contre une extension du système Mugabe

En savoir plus

LE DÉBAT

Migrants esclaves en Libye : l'Europe coupable ?

En savoir plus

POLITIQUE

Emmanuel Macron face aux maires : jacobin ou girondin?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Seal : "C’est un honneur pour moi de chanter des classiques du jazz"

En savoir plus

FOCUS

Pakistan : une ouverture au tourisme sans danger?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Poutine, maître du jeu en Syrie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le manque de 'culture financière' des Français"

En savoir plus

FRANCE

Des manifestants saccagent une salle de prière musulmane à Ajaccio

© Pierre-Antoine Fournil, AFP | Une salle de prière a été vandalisée à Ajaccio en Corse, le 25 décembre 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/12/2015

Une salle de prière a été saccagée vendredi à Ajaccio, en Corse, par des manifestants qui ont également tenté de mettre le feu à des exemplaires du coran. Le Premier ministre Manuel Valls a aussitôt qualifié l’évènement de "profanation inacceptable".

Des manifestants ont saccagé une salle de prière musulmane vendredi 25 décembre à Ajaccio, en Corse. Ils ont également tenté de mettre le feu à des exemplaires du coran, à proximité d'une cité où deux pompiers et un policier avaient été blessés la nuit précédente dans des échauffourées, a-t-on appris auprès de la police et de la préfecture. La terrasse d'un restaurant kebab situé à proximité de la même cité a également été endommagée dans ces incidents qui ont pris fin vers 21 h.

Le Premier ministre Manuel Valls a aussitôt qualifié l’évènement de "profanation inacceptable". "Après l'agression intolérable de pompiers, profanation inacceptable d'un lieu de prière musulman. Respect de la loi républicaine", a-t-il tweeté. Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a parlé d'"exactions intolérables aux relents de racisme et de xénophobie".

Dans l'après-midi de vendredi, quelque 600 personnes se sont rassemblées dans le calme devant la préfecture à Ajaccio en signe de soutien à deux pompiers et un policier blessés après avoir été victimes d'un "guet-apens" - selon le sous-préfet François Lalanne - dans une cité populaire de la ville la nuit précédente. Parmi elles, un groupe de 250 à 300 personnes ont alors décidé de monter jusqu'aux Jardins de l'Empereur, une cité populaire sur les hauteurs de la ville, où ont eu lieu les échauffourées de la nuit précédente.

Des slogans racistes, des habitants cloitrés chez eux

Scandant pour certains des slogans racistes, ils ont essayé d'identifier et de retrouver les auteurs de l'agression de la veille. Des policiers étaient déployés sur place pour tenter de les contenir et de maintenir le calme. Dans la cité, tous les habitants étaient restés cloîtrés chez eux.

En marge de ce rassemblement, une salle de prière musulmane, située à proximité des Jardins de l'Empereur, a été saccagée par un petit groupe d'individus, qui ont aussi tenté de mettre le feu - n'y parvenant que partiellement - à de nombreux livres, dont des exemplaires du coran, a-t-on appris auprès de la police et de la préfecture.

Le préfet de Corse, Christophe Mirmand, s'est rendu sur place vendredi. Interpellé par les manifestants, il a déclaré être présent "pour éviter des débordements". Assurant que "tous les moyens étaient mis en œuvre" pour retrouver les auteurs de l'agression de la nuit de jeudi à vendredi, il a aussi estimé que les "menaces de [vendredi soir] n'étaient pas acceptables".

Condamnation unanime de la classe politique corse

Le tout récent président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni - les nationalistes viennent de remporter les élections territoriales en Corse - a lui aussi condamné sur BFMTV "des actes racistes complètement contraires à la Corse que nous voulons". 

Le président de l'Assemblée de Corse, le nationaliste Jean-Guy Talamoni a condamné également l'agression des pompiers et du policier "qui n'est pas tolérable et ne sera pas tolérée" et fustigé le saccage de la salle de prière, "acte inqualifiable sur une terre qui a institué la tolérance religieuse depuis le XVIIIe siècle".

L'Observatoire national contre l'islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM) a "condamné avec force" ces faits, dénonçant une agression "qui se déroule en un jour de prière pour les musulmans et pour les chrétiens", puisque cette année Noël tombait juste après le Mouled, la fête musulmane qui commémore la naissance du prophète Mahomet. "C'est un moment qui aurait dû servir à la paix et à la fraternité entre toutes les confessions", a regretté son président Abdallah Zekri.

Avec AFP

Première publication : 25/12/2015

  • FRANCE

    Une trentaine d’actes antimusulmans recensés depuis les attentats de Paris

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Ahmed, soupçonné de terrorisme à cause d'une horloge, va étudier au Qatar

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    Propos antimusulmans : clash entre Donald Trump et le prince Al-Walid ben Talal sur Twitter

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)