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Moyen-Orient

L'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran attaquée par des manifestants

© Atta Kenare, AFP | Le chef de la police de Téhéran, Hossein Sajedinia, appelle les manifestants à cesser leur protestation devant l'ambassade d'Arabie saoudite le 3 janvier 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/01/2016

Dans la nuit de samedi à dimanche, des manifestants ont envahi et mis à sac l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran en réaction à l’exécution du dignitaire chiite Nimr al Nimr dans le royaume. Quarante personnes ont été arrêtées.

L'ambassade de l'Arabie saoudite à Téhéran a été attaquée, samedi 2 janvier, par des manifestants suite à l'exécution du dignitaire religieux chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr. Des protestataires ont lancé des cocktails Molotov contre le bâtiment diplomatique et ont pu pénétrer à l'intérieur de l'enceinte avant d'en être évacués par la police.

Quarante personnes ont été arrêtées, a annoncé Abbas Jafari Dolatabadi, le procureur de la capitale iranienne cité par l'agence Isna. "[...] L'enquête se poursuit pour identifier les autres responsables de cet incident".

Le point avec la correspondante de France 24 à Téhéran

Appel au calme

Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants devant l'ambassade, un incendie, une salle saccagée et des meubles brisés, sous un portrait du roi Salman d'Arabie saoudite. "Le feu a détruit l'intérieur de l'ambassade", a déclaré à l'AFP un témoin sur place.

À Machhad (nord-est), seconde ville d'Iran, des manifestants ont également attaqué et incendié le consulat saoudien. Le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé au calme et exhorté les protestataires à respecter les bâtiments diplomatiques.

La "main divine" vengera Nimr Baqer al-Nimr

L'Arabie saoudite a annoncé samedi l'exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr, un dignitaire chiite considéré comme une figure de la contestation dans le royaume. Cette condamnation a soulevé l'indignation en Iran et dans la communauté chiite.

Téhéran a averti le royaume wahabbite qu'il paierait "un prix elevé" pour cette condamnation à mort. Et le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré que la "main divine" vengerait le dignitaire exécuté.

Riyad, de son côté, a accusé l'Iran, pays "sans vergogne", de "fulminer au sujet des droits de l'Homme" alors que Téhéran mène des exécutions "sans cadre légal clair" et est bien "le dernier à pouvoir accuser d'autres de soutenir le terrorisme".

Les États-Unis, alliés historiques de l’Arabie saoudite, se sont dits "particulièrement préoccupés" par cette exécution et ont appelé les responsables de la région à "redoubler d’efforts pour enrayer l’escalade des tensions régionales". Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a déclaré qu'il "déplorait cette violence".

L'UE a exprimé samedi ses "sérieuses inquiétudes"."Le cas spécifique du cheikh Nimr al-Nimr soulève de sérieuses inquiétudes sur la liberté d'expression et le respect des droits civils et politiques de base, qui doivent être préservés dans tous les cas, y compris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, citée dans un communiqué.

Manifestations en Irak

En Irak, des centaines de personnes ont également manifesté dans la ville sainte chiite de Kerbala (centre). Un dirigeant du parti chiite Dawa, au pouvoir, a appelé à la fermeture de l'ambassade saoudienne récemment rouverte à Bagdad ou à l'exécution des "terroristes" saoudiens détenus dans le pays.

Au Yémen, où l'Arabie saoudite dirige une coalition militaire contre les rebelles chiites, les rebelles houthis ont condamné l'exécution et prévenu d'"une révolution écrasante".

Le mouvement chiite libanais Hezbollah a dénoncé, quant à lui, "un crime haineux perpétré sur la base de fausse allégations".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/01/2016

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