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Economie

Twitter accusé d’avoir confondu un défenseur des droits de l’Homme avec le chef de l’EI

© Capture d'écran YouTube

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 04/01/2016

L’activiste saoudien des printemps arabes Iyad el-Baghdadi a vu son compte Twitter suspendu momentanément pour "violation des règles de conduite". Le réseau social l’aurait-il confondu avec son homonyme le leader de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi ?

Sur Twitter mieux vaut ne pas s’appeler Baghdadi, même si on n’a rien à voir avec le chef du mouvement terroriste de l’organisation de l’État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi. L’entrepreneur, écrivain et défenseur des droits de l’Homme Iyad el-Baghdadi l'a découvert à ses dépens lors du réveillon du Nouvel an 2015. Quatre jours plus tard, il a encore du mal à accepter sa mésaventure.

“Personne de Twitter n’a encore répondu à mes emails [pour expliquer ce qui s’est passé, NDLR]”, s’est plaint dimanche 3 janvier sur le réseau de microblogging ce Saoudien d’origine palestinienne qui vit en Norvège. Il ne comprend toujours pas pourquoi le 31 décembre, Twitter a décidé de suspendre momentanément son compte - auquel près de 70 000 personnes étaient abonnées - pour “violation des règles de conduite”.

En fait, Iyad el-Baghdadi et d’autres internautes, qui se sont depuis émus de la décision de Twitter, craignent de trop bien comprendre ce qui s’est passé. Peu avant la suspension du compte, plusieurs médias - dont le populaire tabloïd “New York Post” - ont pris son compte Twitter pour celui du leader de l’EI.

Erreur grossière

C’est Iyad el-Baghdadi qui, le premier, a traduit en anglais sur Twitter un passage du récent discours de son homonyme de triste réputation qui appelle les musulmans à rejoindre les rangs de l’EI pour, notamment, combattre Israël et les Saoudiens. Cet extrait est rapidement devenu viral sur le réseau social où de nombreux musulmans ont, comme l’a rapporté le site des Observateurs de France 24, décliné avec humour l’invitation au combat.

Reste qu’ils ont répondu au message original de Iyad el-Baghdadi, ce qui a pu faire croire aux moins attentifs que ce dernier était l’auteur de l’appel au jihad. De là à penser que Twitter est tombé dans ce panneau en faisant l’amalgame entre les deux homonymes, il n’y a qu’un pas que la chaîne britannique BBC a notamment franchi. “Twitter ‘confond’ Iyad el-Baghdadi avec le leader de l’EI”, titre le site de la vénérable “beeb”.

L’erreur serait d’autant plus grossière qu’un simple coup d’œil au fil Twitter et au descriptif du profil indique que Iyad el-Baghdadi est, comme il l’affirme lui-même, “à l’opposé de tout ce que représente” Abou Bakr al-Baghdadi. Il se définit comme un “activiste des printemps arabes” et un “libertarien islamique”.

Pour les uns, si Twitter n’a pas cherché plus loin qu’un patronyme, cela “confine au racisme”, note Mohamed Ghilan, un blogueur canadien d’origine saoudienne. Pour les autres, la facilité avec laquelle le réseau social a manié le couperet montre aussi la pression que subit l’entreprise depuis les attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre. “La France veut que Facebook et Twitter lancent une grande offensive contre la propagande de l’EI sur Internet”, rappelle le site américain “The Verge”. Le risque étant que ces réseaux sociaux censurent tous azimuts pour ne pas être taxé de laxisme quitte à se tromper complètement de cible comme dans le cas de Iyad el-Baghdadi.

Première publication : 04/01/2016

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