Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

BILLET RETOUR

Au Zimbabwe, le spectre de la crise économique plane toujours

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Du neuf dans un nouveau monde"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Incertitudes autour de la politique économique de Trump

En savoir plus

Moyen-Orient

Vidéo : qui était l'imam chiite Nimr al-Nimr, exécuté par l'Arabie saoudite ?

© Rizwan Tabassum, AFP | Un manifestant brandit le portrait de l'imam chiite exécuté par Riyad, devant l'ambassade saoudienne à Karachi, au Pakistan, le 3 janvier.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/01/2016

L'exécution par les autorités saoudiennes de l'imam chiite Nimr al-Nimr le 2 janvier dernier a provoqué une grave crise diplomatique entre Téhéran d'un côté, et Riyad et ses alliés de l'autre. Mais qui était ce religieux saoudien? Portrait.

La tension a monté d'un cran entre Téhéran et Riyad après l'exécution, le 2 janvier, du dignitaire chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr et des attaques de représailles contre des missions diplomatiques saoudiennes en Iran. L'Arabie saoudite et nombre de ses alliés ont par la suite rompu leurs relations dipomatiques avec l'Iran.

Défenseur de la minorité chiite en Arabie Saoudite, Cheikh Nimr Baqer al-Nimr était aussi un opposant virulent de la dynastie au pouvoir.

Il n'hésitait pas à critiquer ouvertement le royaume saoudien lors de ses prêches. "On ne soutient pas la famille Saoud. C'est notre droit, voire même notre devoir. On ne veut pas que les Saoud nous gouvernnent. Comment peut-on le faire, alors qu'ils tuent nos fils ?", déclarait-il ainsi en 2012.

En 2009, l'imam appelle à la sécession d'une province à l'est du pays. Une région riche en pétrole, où est concentrée la minorité chiite d'Arabie saoudite, pays majoritairement sunnite. Riyad le soupconne alors d'être un agent secret iranien et lance un mandat d'arrêt contre lui.

En 2012, il s'élève contre l'intervention militaire saoudienne au Bahreïn contre des manifestants chiites. Cette année là, le chef religieux est arrêté. Ses sympatisants descendent dans la rue pendant trois jours, pour réclamer sa libération. Des manifestations au cours desquelles trois personnes sont tuées.

Il est condamné à mort en 2014 pour "désobéisance au souverain" et pour terrorisme, lors d'un procès jugé injuste par plusieurs ONG internationales.

Son exécution le 2 janvier dernier survient alors que son neveu de 21 ans est lui aussi dans le couloir de la mort, accusé d'avoir participé à des manifestations de contestation du pouvoir saoudien en 2012. Il était encore mineur à l'époque.

Première publication : 05/01/2016

  • DIPLOMATIE

    Les jihadistes de l’EI, grands gagnants des tensions entre Riyad et Téhéran

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    L'escalade entre l'Iran et l'Arabie saoudite risque d’alimenter les guerres par procuration

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    L'Arabie saoudite suspend ses relations commerciales avec l'Iran

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)