Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Brexit, acte 2 : un divorce à l'amiable ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

À l'occasion de la fête du cinéma, Marjane Satrapi ouvre les portes de son univers

En savoir plus

FOCUS

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Les Observateurs s'engagent : mettre en avant les actions positives

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Brexit : et s'il n'avait pas lieu ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Stanley Johnson : "Pour moi, Boris a fait une campagne exceptionnelle !"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : les lendemains qui déchantent pour l'Europe ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Quelles conséquences à la dégradation de la note britannique ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

LafargeHolcim va enquêter sur son usine en Syrie

En savoir plus

FRANCE

Le jihadiste français Salim Benghalem condamné à 15 ans de prison

© AFP | Capture d'écran d'une vidéo de propagande publiée par l'EI affirmant montrer Salim Benghalem dans la ville d'Alep.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/01/2016

Le jihadiste français Salim Benghalem a été condamné jeudi, en son absence, à 15 ans de prison, lors du procès d'une filière d'acheminement de jihadistes vers la Syrie. Six autres prévenus ont écopé de peines allant de six à neuf ans.

La justice française a condamné Salim Benghalem à 15 ans de prison. Le Français, figure du jihadisme, n'était pas présent à ce procès d'une filière d'acheminement de jihadistes vers la Syrie. Six autres prévenus étaient également jugés et ont écopé de peines d'emprisonnement allant de six à neuf ans.

Visé par un mandat d'arrêt international, inscrit sur la liste noire des États-Unis, Salim Benghalem, un Français de 35 ans, se trouverait toujours en Syrie, où il s'est installé en 2013.

Le parquet avait requis 18 ans de prison contre Salim Benghalem, qui ferait partie des bourreaux de l'organisation de l'État islamique (EI) en Syrie, et de six à dix ans contre ses coprévenus.

Dans son réquisitoire, le procureur avait souligné sa "dangerosité maximale", estimant qu'il présente le "profil" des auteurs des attentats du 13 novembre.

Dans une vidéo de propagande diffusée en février 2015, l'homme menace la France, exprime sa joie après les tueries de janvier à Paris et appelle des cellules dormantes à prendre les armes contre les citoyens français.

"C'est un procès qui s'est tenu dans une ambiance particulière", observe Karim Hakiki, journaliste de France 24, depuis le tribunal de Paris, "puisqu'il a commencé en décembre, peu de temps après les attaques du 13 novembre". Il souligne que toutes les parties sont satisfaites du verdict, le président du tribunal le jugeant "équitable".

Les six autres prévenus étaient "un groupe d'amis d'enfance partis en Syrie faire le jihad", raconte Karim Hakiki, mais "n'y sont restés que peu de temps". "Celui qui est resté le plus longtemps est rentré au bout de trois semaines", précise-t-il, expliquant qu'ils ont dit être partis faire "de l'humanitaire".

Benghalem a rencontré les Kouachi et Coulibaly

Salim Benghalem a fréquenté les islamistes du groupe des Buttes-Chaumont, à Paris, où il a rencontré les frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo il y a un an jour pour jour, et Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hyper Cacher.

Il est également visé dans une autre procédure, car soupçonné, avec Mehdi Nemmouche, le tireur présumé du Musée juif de Bruxelles, d'être l'un des geôliers des quatre journalistes français libérés en avril 2014 après avoir passé dix mois comme otages en Syrie.

Le tribunal a prononcé une interdiction définitive du territoire français contre l'un des prévenus, qui n'a pas la nationalité française, le président expliquant que les faits qui lui sont reprochés sont "incompatibles avec les valeurs de notre République".

Avec AFP

Première publication : 07/01/2016

  • TERRORISME

    Salim Benghalem, bourreau français de l’EI, jugé par contumace

    En savoir plus

  • TERRORISME

    Deux jihadistes français écroués après avoir tenté d’aller s’entraîner en Libye

    En savoir plus

  • ATTAQUES À PARIS

    Un jihadiste français a enregistré la revendication des attentats de Paris

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)