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Afrique

RD Congo : quinze personnes tuées dans un massacre à caractère ethnique

© Federico Scoppa, AFP | Un véhicule de l'ONU sur une base de la Monusco au Nord-Kivu en avril 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/01/2016

Quinze personnes ont été tuées jeudi dans l'est de la République démocratique du Congo dans un massacre à caractère ethnique. L'armée et les casques bleus présents sont accusés de passivité face aux groupes armés.

Nouveau massacre à caracètre ethnique en République démocratique du Congo. Quinze personnes ont été tuées jeudi 7 janvier dans l'est de la RDC. L'armée nationale et les casques bleus présents dans la région sont accusés une nouvelle fois de passivité face aux groupes armés.

Le drame s'est produit dans la nuit à Miriki, localité du Nord-Kivu, à environ 110 km au nord de Goma, la capitale de cette province déchirée depuis plus de 20 ans par des conflits armés alimentés notamment par des différends ethniques et fonciers.

Les Forces armées de la RDC (FARDC), les autorités territoriales, le chef coutumier local de la communauté Nande, et la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) accusent des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) d'en être responsables.

"Toutes les victimes sont [...] Nande", a déclaré à l'AFP Georges Katsongo, président de l'ONG Société civile de Lubero.

Selon des sources locales, les chef Nande du sud du territoire de Lubero, où se trouve Miriki, s'opposent depuis plusieurs mois au retour de déplacés hutus congolais, accusant ceux-ci de vouloir "conquérir l'espace Nande".

L'ONU et l'armée accusés de passivité

M. Paluku Murandia est le mwami (chef coutumier) du groupement de Mulinde, dont Miriki est le chef-lieu, et membre d'une famille royale Nande. Déclarant craindre pour sa sécurité, il affirme n'avoir pas été présent au village pendant la nuit. "Les assaillants ont tué à la machette. Tout ceci s'est passé en présence des FARDC et de la Monusco, qui sont dans ce village, et il n'y a eu aucune intervention", dénonce-t-il.

Interrogé par l'AFP, Charles Bambara, directeur de l'information publique de la Monusco dément la présence de soldats onusiens en permanence à Miriki. "La Monusco [...] n'était pas sur place" au moment de l'attaque, affirme-t-il, ajoutant que des casques bleus ont été envoyés en renfort "pour rassurer la population".

Selon une source militaire onusienne, la Monusco a "une base aux environs de Miriki et une autre à Luofu", à environ 15 km à l'Est.

L'armée et la Monusco, déployée depuis 1999 et forte de près de 20 000 casques bleus, sont régulièrement accusées de ne pas protéger correctement les civils.

En juin 2014, la Mission onusienne avait présenté publiquement ses excuses et reconnu une part de responsabilité après le massacre, de nuit, de 32 personnes d'une même ethnie à Mutarule, au Sud-Kivu. Un détachement local de la Monusco avait été alerté par des riverains mais n'avait pas bougé. Présente à proximité, la patrouille des FARDC n'était pas non plus intervenue.

Avec AFP

Première publication : 07/01/2016

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