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Economie

Chute des cours du pétrole : les Algériens face à une période d'austérité

© Fadel Senna, AFP | La hausse du carburant vient s'ajouter à la dépréciation du dinar.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/01/2016

Pour faire face à la chute des cours du pétrole, le gouvernement algérien a été contraint de réduire ses subventions sur le carburant, l'électricité et le gaz. Résultat : le pouvoir d'achat des Algériens est lourdement impacté.

Les Algériens sont entrés dans une période de vache maigre. Depuis le 1er janvier 2016, les automobilistes paient jusqu'à 40 % plus cher le litre d'essence et de gazole. En cause : l'effondrement des cours du baril du pétrole.  

Pour pallier cette chute, le gouvernement a d'abord décidé d'agir sur les budgets d'équipement en suspendant de nombreux projets. Mais il est désormais contraint d'affecter directement le portefeuille des citoyens.

Cette hausse du prix des carburants en a mécaniquement entraîné d'autres, malgré les promesses du gouvernement. Les taxis et les transporteurs de voyageurs par autobus l'ont rapidement répercutée sur leurs tarifs. Les distributeurs de lait ont aussi observé une grève pour réclamer une révision de leur marge bénéficiaire sur les ventes de ce produit subventionné par l'État et dont les prix sont restés fixes depuis une dizaine d'années.

Dépréciation de la monnaie locale

Le pouvoir d'achat des Algériens est déjà fortement impacté par la dépréciation de la monnaie locale, responsable d'une augmentation importante des prix des produits importés. L'Algérie importe des biens d'équipement, des produits de consommation ainsi que des médicaments.

En un an, le cours moyen du dinar s'est officiellement déprécié de 15 % par rapport à l'euro, passant de 104 à 117 dinars pour un euro. Mais le cours réel des devises étrangères est fixé par le marché parallèle où l'euro a atteint 180 dinars en décembre.

Pour rassurer la population, les ministres se relaient sur le terrain et les plateaux de télévision pour affirmer que l'État est en mesure de faire face à une "crise passagère" après des années fastueuses marquées par une hausse des salaires et une consommation effrénée. À la fin décembre, le président Abdelaziz Bouteflika lui-même a tenté de rassurer ses compatriotes lors de la signature de la très controversée loi de finances 2016 qui incluait l'augmentation des prix des produits énergétiques.

Érosion des finances publiques

Ce qui n'a pas empêché le gouverneur de la Banque d'Algérie Mohamed Laksaci de s'alarmer de la forte détérioration des finances publiques. Selon lui, les réserves de changes ont fondu de 32 milliards de dollars entre septembre 2014 et juillet 2015, passant de 185 milliards de dollars à 152 milliards.

La fonte de ces réserves en devises va s'accélérer, prédit Mohamed Lalmas. "À la fin 2016, elles ne dépasseront pas les 100 milliards de dollars. Nous nous dirigeons vers une catastrophe avec un déficit budgétaire de 40 milliards de dollars qui sera impossible à résorber en raison de l'érosion continue des ressources du fonds de régulation des recettes" (FFR), prévient cet expert.

Constitué par l'excédent des recettes d'hydrocarbures à partir d'un prix prévisionnel de 37 dollars le baril, le FRR sert à financer le déficit budgétaire mais aussi des mesures urgentes du gouvernement qui lui permettent d'acheter la paix sociale. Selon, l'expert et ancien ministre Bachir Msitfa, le FRR ne disposera que de 21 milliards de dollars à la fin 2016 contre 60 milliards de dollars au début de 2015.

Pendant les trois premiers mandat du président Abdelaziz Bouteflika, de 1999 à 2014, l'Algérie avait lancé trois grand programmes de relance économique d'un montant de 500 milliards de dollars en profitant d'un prix de baril de pétrole à plus de 100 dollars.

Pour son quatrième mandat, le programme quinquennal (2014-2019) s'élève à 264 milliards de dollars. Mais la chute des cours des hydrocarbures conjuguée à de vaines tentatives pour diversifier une économie mono-exportatrice risquent de freiner cette relance.

Avec AFP

Première publication : 11/01/2016

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