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FRANCE

Grande-Synthe : un nouveau camp de migrants aux normes internationales ouvre dans un mois

© Philippe Huguen, AFP | Situé en bordure d'autoroute, le camp de Grande-Synthe est, pour l'heure, un vaste terrain de boue.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/01/2016

Quelque 2 500 migrants, qui campent sur un site insalubre à Grande-Synthe, dans le Nord, devraient déménager dans un mois vers un nouveau site aux normes internationales, a affirmé la mairie de cette commune proche de Calais lundi.

Dans le Nord, la situation des migrants devient une urgence humanitaire. Alors que quelque 2 500 migrants pataugent dans la boue du camp de réfugiés de Grande-Synthe, la mairie de la commune a annoncé, lundi 11 janvier, leur déménagement vers un nouveau site aux normes internationales dans un mois.

"On se met en route avec Médecins sans frontières (MSF) pour aménager un nouveau camp aux normes internationales, en prenant en compte les observations de l'État", a affirmé à l'AFP Didier Carême, le maire de Grande-Synthe, au terme d'une réunion avec le sous-préfet de Dunkerque, précisant qu'il ne s'agira pas d'un "camp d'État".

Situé à environ 1,5 km du camp actuel et financé par la mairie et MSF, aux dires de l'ONG, le nouveau camp sera composé de 500 tentes chauffées pouvant chacune accueillir cinq personnes, de sanitaires en nombre suffisant et de structures en dur pour les associations humanitaires, a indiqué le maire. Entre "l'assainissement du terrain, le terrassement, l'installation de l'eau et de l'électricité et le montage des tentes, il faudra compter environ quatre semaines", a ajouté l'édile écologiste qui milite depuis décembre pour la création d'un nouveau camp.

Des habitats précaires sur un terrain boueux

La préfecture avait toutefois pointé à plusieurs reprises la semaine dernière le manque de sécurité du site proposé par la mairie, situé à proximité du chemin de fer et de l'autoroute.

"Des panneaux de protection et des barrières seront installés le long de l'autoroute et des voies de chemin de fer pour sécuriser le site, a précisé Michel Janssens, chef de mission de MSF, seule association associée aux négociations. "On ne peut pas être satisfait vu l'ampleur du problème, mais c'est un pas en avant, ce n'est pas possible de laisser des gens au-dessous de l'acceptable", a-t-il encore commenté.

>> À lire sur France 24 : Un million de migrants sont arrivés en Europe en 2015

Le camp de Grande-Synthe, établi à proximité de Dunkerque et à une quarantaine de kilomètres de Calais, ne comptait que 80 personnes au début de l'été, mais il a grossi tout au long de l'automne et de l'hiver jusqu’à accueillir quelque 2 500 migrants, en majorité des Kurdes. Situé en bordure d'autoroute, sur un terrain vague en zone inondable, il est constitué de centaines de tentes et d'habitats très précaires, constamment embourbés.

300 places d’hébergement

Réagissant à cette situation d’urgence, la préfecture du Nord avait annoncé vendredi la mise à disposition de 300 places d’hébergement pour les occupants de ce camp insalubre de Grande-Synthe.

"L'État offre à chaque personne vulnérable - femme, enfant, vieillard - la possibilité d'être hébergée immédiatement, à proximité de Grande-Synthe. Plus de 300 places sont d'ores et déjà disponibles et quelques femmes et enfants sont déjà venus s'y abriter", avait indiqué le préfet du Nord, Jean-François Cordet, dans un communiqué.

>> À lire sur France 24 : "Attends, je vais chercher mon gun": à Calais, un groupuscule xénophobe menace les migrants

"La philosophie de l'État, ce n'est pas de mettre en place un camp, ce n'est pas de favoriser l'action des passeurs et des trafiquants à l'intérieur du camp, c'est au contraire de combattre toutes les atteintes au respect de la dignité humaine, voire les trafics d'êtres humains, et donc de proposer des solutions individuelles à tous", avait ajouté le préfet.

Toujours selon la préfecture, l'État a également proposé à chaque migrant la possibilité de demander l'asile en France, et à tous ceux qui ne souhaitent pas demander l'asile, d'être accueillis dans les Centres d'accueil et d'orientation (CAO) répartis dans tout le pays.

Jusqu'à présent le gouvernement français s’est montré frileux sur l'ouverture de camps de migrants structurés, par crainte de renouveler l'expérience du camp de Sangatte (nord) ouvert en 1999 par la Croix-Rouge et qui, débordé, avait dû être fermé en 2002.

Avec AFP

Première publication : 11/01/2016

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