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FRANCE

France : un appel à ne plus porter la kippa après l'agression antisémite de Marseille fait débat

© Fred Dufour, AFP | Réagissant à l'appel à "enlever sa kippa" lancé par le président consitoire israélite de Marseille, Haïm Korsia, le grand rabbin de France, a estimé qu'il ne fallait "céder à rien".

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/01/2016

Le président du consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, a "incité" mardi ses coreligionnaires à "enlever la kippa [...], jusqu'à des jours meilleurs". L'appel a vivement fait réagir au sein du gouvernement et des instances juives.

La décision lui fait "mal au ventre", mais Zvi Ammar, président du consistoire israélite de Marseille, dit la prendre "en son âme et conscience".

Ce responsable de l'une des plus importantes communautés juives d'Europe, forte de  quelque 70 000 membres, a demandé aux fidèles de confession juive d'éviter de porter la kippa dans les lieux publics après l'agression d'un enseignant juif au couteau lundi.

Il a expliqué mardi devoir "prendre des décisions exceptionnelles […] On est obligé de se cacher un petit peu", a-t-il déploré.

Un appel similaire à ôter la kippa avait déjà été lancé par l'enseignant victime de l'agression, via son épouse. "Aujourd'hui, il a mis sa casquette, et il encourage la communauté à faire comme lui", avait-elle dit.

"Ne céder à rien" et "vivre normalement"

L’appel de Zvi Ammar ne fait pas l’unanimité dans la communauté juive. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a jugé qu'il ne s'agissait "certainement pas [d'une] bonne idée". "Cela traduit une attitude défaitiste, de renoncement", a-t-il déclaré à l'AFP.

Signe que la question divise, la présidente du Crif Marseille-Provence, Michèle Teboul, a estimé qu'il fallait "vivre normalement", mais qu'elle ne pouvait que se "plier" à cette décision "si c'est pour assurer la sécurité des juifs".

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a estimé de son côté que l’appel du président du consistoire israélite de Marseille était "un cri d'émotion compréhensible", mais "qu’il ne fallait céder à rien".

Du côté de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, on martèle que, "comme tout citoyen français, les juifs de France doivent se sentir en sécurité" et doivent "bien entendu" pouvoir porter la kippa dans la rue.

"Nous devons réaffirmer, nous devons garantir au quotidien, partout sur le territoire, la liberté de chaque citoyen, sa liberté, y compris de vivre sa croyance. C'est ça une République laïque", a ajouté la ministre de la Justice, à sa sortie d'une réunion à Matignon.

L’auteur de l’agression transféré en banlieue parisienne

L'auteur présumé de l'agression antisémite contre l’enseignant, un lycéen turc d’origine kurde qui a revendiqué son geste au nom de l’organisation État islamique, a été transféré mardi à la sous-direction antiterroriste près de Paris.

Après son arrivée à Levallois dans les Hauts-de-Seine, le suspect, un lycéen turc d'origine kurde qui n'était pas dans les radars des services de renseignement, devait être présenté à un juge d'instruction antiterroriste, pour une possible mise en examen.

>> À relire sur France 24 : Agression antisémite à Marseille, le parquet antiterroriste saisi

Lors de ses auditions, l'adolescent a "revendiqué son geste et exprimé une certaine fierté", affirmant "qu'il avait agi seul", a précisé une source proche de l'enquête.

L'enquête se poursuit pour "tentative d'assassinat aggravé en raison d'une appartenance religieuse en lien avec une entreprise terroriste". Dès son arrestation, l'adolescent avait précisé aux policiers avoir agi "au nom d'Allah" et du groupe État islamique. En raison de son âge, 15 ans pour quelques jours encore, sa garde à vue ne peut excéder 48 heures.

Sans antécédents judiciaires ni psychiatriques, il est issu d'un milieu "classique et normal", a de bonnes notes au lycée et se serait radicalisé "via internet", selon le parquet marseillais.

Avec AFP

Première publication : 12/01/2016

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