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FRANCE

Dissolution d’associations suspectées de radicalisation

© Thomas Samson, AFP | La mosquée de Lagny-sur-Marne avait été fermée le 2 décembre dernier après des perquisitions.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/01/2016

Trois associations cultuelles, qui avaient animé une mosquée présentée comme salafiste à Lagny-sur-Marne, en région parisienne, ont été dissoutes mercredi en Conseil des ministres. Une première depuis les attentats du 13 novembre.

"Il n'y a pas de place dans la République pour des structures qui provoquent, qui appellent au terrorisme ou appellent à la haine", a expliqué le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, à l'issue du Conseil des ministres, après l'annonce de la dissolution de trois associations cultuelles de Lagny-sur-Marne, en banlieue parisienne, mercredi 13 novembre.

Dans un communiqué publié sur Twitter, le ministère de l’Intérieur explique que les associations "sous couvert de but cultuel […] visaient en réalité à promouvoir une idéologie radicale provoquant au jihad et à organiser le départ de combattants en zone irako-syrienne".

Première dissolution depuis les attentats du 13 novembre

Selon Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, la première association dissoute s'appelle "Retour aux sources", de laquelle découlent les deux autres : "Le retour aux sources musulmanes" et " l'Association des musulmans de Lagny-sur-Marne".

Il s'agit de la première mesure de dissolution d'associations liées à des mosquées depuis l'instauration de l'état d'urgence dans les heures qui ont suivi attentats parisiens du 13 novembre.

D'autres mosquées ou salles de prière ont été fermées, mais pour la durée de l'état d'urgence - en vigueur jusqu'au 26 février -, sans dissolution des associations cultuelles les gérant.

Suite de la fermeture de la mosquée de Lagny

Cette mesure de dissolution, qui ne peut être prise qu'en Conseil des ministres, avait été annoncée le 2 décembre, le jour d'une opération de police visant la mosquée de Lagny. La mosquée avait alors été fermée, première mesure de ce genre pour radicalisation.

Des munitions pour kalachnikov, des vidéos de propagande et du "matériel pédagogique" avaient été saisis lors des perquisitions, qui avaient conduites à la notification de 22 interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence d'"individus radicalisés", selon les autorités.

>> À lire sur France 24 : Trois mosquées fermées pour "motif de radicalisation"

Les fidèles de la commune avaient alors dénoncé une "injustice" et un "coup médiatique" du gouvernement. Le président de l’Association des musulmans de Lagny-sur-marne, Mohamed Ramdane n’avait eu de cesse de marteler que l’ensemble du butin n’avait pas été retrouvé "chez les dirigeants de la mosquée". "On n'a rien caché, on ne cache rien", avait-il assuré.

L’ombre d’Hammoumi

Derrière la fermeture administrative de la mosquée de Lagny-sur-Marne et la liquidation des associations, se dessine surtout le spectre d’un homme : Mohamed Hammoumi. Cet imam salafiste français de 34 ans, connu pour ses prêches radicaux et ses propos antisémites, avait créé l'association "Retour aux sources" en 2010 et il officiait depuis dans la mosquée de la ville.

Il est accusé d’avoir joué un rôle majeur dans l’endoctrinement et le recrutement de volontaires pour le jihad en Syrie. Une dizaine de ses fidèles et élèves, originaires de la région parisienne, ont rejoint les rangs de l’organisation État islamique (EI) ou du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. "Il a compté parmi ses élèves des personnes apparues dans l'entourage immédiat d'auteurs d'attentats terroristes", faisait valoir Bercy dans un arrêté pris en avril pour geler ses avoirs.

Se sachant dans le collimateur des autorités, Mohamed Hammoumi a fui avec sa famille en Égypte en décembre 2014 où une vingtaine de ses élèves l’ont suivi. Les services de renseignement français surveillent depuis ses activités comme le lait sur le feu. Pour autant, ces associations de Lagny-sur-Marne ont toujours nié avoir quelque chose à voir avec le prêcheur.

Avec AFP

Première publication : 13/01/2016

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