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FRANCE

#KippaPourTous ou kippa cachée, Twitter s'enflamme

Texte par Majda ABDELLAH

Dernière modification : 25/01/2016

Depuis l’agression d’un enseignant juif à Marseille, le port de la kippa fait débat et réveille sur les réseaux sociaux la polémique sur les signes religieux ostentatoires. Tour d’horizon des réactions, entre soutiens et incompréhensions.

La cacher ou la porter en signe de solidarité ? Depuis l'agression à coups de machette d'un enseignant juif, le 11 janvier à Marseille, les réseaux sociaux oscillent entre ces deux attitudes qui divisent aussi la communauté juive. Après l'appel du président du Consistoire israélite de Marseille qui conseille à ses coréligionnaires de s'abstenir "jusqu’à des jours meilleurs" de porter leur kippa pour prévenir toute agression, le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a pris le contrepied et fait cette proposition dans le journal La Provence : "Lors du prochain match de l’OM (mercredi 20 janvier), j’appelle tous les spectateurs à venir avec un couvre-chef quel qu’il soit. Une façon de dire : on est solidaires."

Conséquence, la Kippa est redevenue un sujet de conversation sur les réseaux sociaux : kippas floquées aux couleurs de l’Olympique de Marseille ou du PSG, d’autres customisées à l’effigie de Batman. Difficile de passer à côté.

 

Refus unanime d’abandonner la kippa

En quelques minutes, des hashtags #JePorteLaKippa ou #Kippaday (Jour de la Kippa) sont apparus sur Twitter. La plupart du temps utilisés par des internautes de confession juive, ils sont également employés en signe de soutien et de solidarité avec la communauté juive.

Le selfie d'un curé, le Père Nadler portant une kippa, a suscité l'émoi des internautes qui ont retweeté sa photo plus de 200 fois.

Le dessinateur Joann Sfar inspiré

Le Consistoire israélite et son invitation à ne plus porter la kippa sont délibérément moqués par les internautes. Parmi les réactions, celle du dessinateur Joann Sfar se distingue par son ironie. À travers des dessins postés sur son compte Instagram et largement partagés sur Twitter, le dessinateur qualifie cet appel de "mesure désespérée". Sur certains d'entre eux figurent des juives et des juifs déguisés, en Indien ou en musulmans pour ne pas se faire remarquer.

Mesure désespérée

Une photo publiée par Joann Sfar (@joannsfar) le

Shabbat à la synagogue ça va être très compliqué.

Une photo publiée par Joann Sfar (@joannsfar) le

Disgressions autour de la laïcité

Cette polémique sur le port de la kippa dans la rue (permise par la loi comme le port du voile) relance curieusement le débat sur le port des signes religieux ostentatoires. Autorisés dans la rue, ils sont bannis des lieux publics. Le choix des deux députés Claude Goasguen et Myer Habib de porter une kippa lors de la séance à l'Assemblée nationale, mercredi après-midi, en signe de solidarité avec la communauté juive a donc relancé la controverse. Des internautes ne cachent pas leur incompréhension et s'interrogent sur le respect du principe de laïcité.

Nombreux sont ceux qui affichent leur soutien au port de la kippa en multipliant les parallèles avec le voile islamique. Quitte à dénoncer pour certains, comme Nadine Henry, Ghali El Kasri ou Mathieu Brancourt, une "laïcité à géométrie variable" qui ferait de la kippa un signe religieux ostentatoire plus toléré que d'autres.

Quand des internautes plaident pour le respect de la liberté individuelle, d’autres dénoncent un débat stérile. "Pas de kippa, pas de voile, et inversement…bref débat stérile, la kippa et le voile simple ne gêne personne" écrit dans un tweet Loïc Letemplier. À travers cette polémique, chacun fait finalement entendre des conceptions différentes de la laïcité.
 

Première publication : 13/01/2016

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