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FRANCE

Qui est Chakib Akrouh, le troisième homme du "commando des terrasses" ?

© DR | Chakib Akrouh, le troisième membre du "commando des terrasses"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/01/2016

Les enquêteurs ont enfin mis un nom sur le kamikaze qui s'est fait exploser cinq jours après les attentats du 13 novembre, dans un appartement de Saint-Denis. Il s'agit de Chakib Akrouh, un Belgo-Marocain de 25 ans.

Le Belgo-Marocain Chakib Akrouh, dont les restes ont été formellement identifiés deux mois après les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, est bien le troisième assaillant du commando dit "des terrasses", a confirmé, vendredi 15 janvier, une source judiciaire.

Le kamikaze, qui s'est fait exploser le 18 novembre lors d'un assaut policier contre un appartement de Saint-Denis, en banlieue parisienne, a été identifié grâce au profil génétique extrait sur ses restes, comparés à l'ADN de sa mère.

Né le 27 août 1990 en Belgique, Chakib Akrouh était inconnu des services anti-terroristes belges. D'après une source citée par le journal Le Soir, le jeune homme était "effacé" et "introverti". Lorsqu’il vivait en Belgique, il se rendait à la mosquée Loqman, à Molenbeek, également fréquentée par Ayoub El-Khazzani, l’auteur de l’attaque ratée du Thalys Amsterdam-Paris, en août 2015.

Originaire de Molenbeek

Selon une source proche du dossier, son nom avait été communiqué fin 2015 par la justice belge, sur la foi d'une photographie. Celui-ci était parti de Bruxelles début janvier 2015 en Syrie, en compagnie de six ou sept autres personnes.

Ce jeune originaire du quartier bruxellois de Molenbeek avait aussi été condamné en juillet par contumace à cinq ans d'emprisonnement lors du procès en Belgique d'une importante filière syrienne. Au cours de ce même procès, Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur présumé des attentats de Paris, mort lui-aussi durant l’assaut de Saint-Denis, avait écopé d'une peine de 20 ans, selon des médias belges. Il était lui aussi absent au procès.

Son profil génétique absent des fichiers de police

Malgré sa condamnation, le profil génétique de Chakib Akrouh ne figurait dans aucun fichier de police. C’est uniquement grâce à la capture écran d’une caméra de vidéo-surveillance de la RATP, extraite le soir des attentats, que les enquêteurs ont pu lever le mystère sur son identité. Son identification formelle a été confirmée jeudi par la comparaison entre l’ADN prélevée sur son cadavre et celui de sa mère, avec un taux de certitude de 99,998 %.

L'ADN d'Akrouh a en outre été retrouvé sur l'une des trois Kalachnikov laissées dans la Seat abandonnée à Montreuil, au nord-est de Paris, après avoir été utilisée par le "commando des terrasses", qui a assassiné 39 personnes dans des bars et restaurants de l’Est parisien. Les enquêteurs pensent donc qu’Akrouh est, avec Abaaoud et un autre Bruxellois, Brahim Abdeslam, le troisième membre de ce groupe.

Chakib Akrouh est aussi sans doute celui qui a été filmé avec Abaaoud dans le métro juste après les attaques, avant de se dissimuler dans un "buisson" en bord d'autoroute à Aubervilliers puis de mourir dans la planque de Saint-Denis. Brahim Abdeslam est, lui, mort en kamikaze au Comptoir Voltaire, tandis que son cadet, Salah, dont les enquêteurs pensent qu'il a convoyé les kamikazes du Stade de France, est toujours en fuite.

Avec AFP

Première publication : 15/01/2016

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