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Venezuela : face à une "tempête économique", Nicolas Maduro décrète "l'état d’urgence"

© Juan Barreto, AFP | Le président vénézuélien Nicolas Maduro devant l'Assemblée nationale le 15 janvier 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/01/2016

Face à une inflation galopante, le président du Venezuela Nicolas Maduro a décrété l'état d'"urgence économique" pour 60 jours, assurant, devant un Parlement hostile à sa politique, que le pays était "au milieu de la tempête économique".

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, part en croisade contre un "labyrinthe économique". Celui-ci a décrété l'état d'"urgence économique" pour 60 jours dans le pays, vendredi 15 janvier, avant de s'exprimer pour la première fois devant un Parlement hostile dominé par les antichavistes.

Comme en janvier de chaque année, conformément à la Constitution, le chef de l'État s'est adressé à l'Assemblée nationale pour rendre compte de sa politique. À cette occasion, dans une ambiance relativement cordiale, le président, qui accuse la droite d'une "guerre économique" soutenue par les États-Unis pour le faire chuter, a reconnu que le pays se trouvait "au milieu de la tempête économique" où "s'affrontent deux modèles".

Quelques heures avant son intervention, la Banque centrale du Venezuela, qui n'avait pas donné de chiffres depuis décembre 2014, a annoncé que l'inflation entre janvier et septembre 2015 avait été de 108,7 %, l'une des plus élevées au monde, et que le PIB avait diminué de 4,5 % sur la même période.

"En d'autres temps, ces chiffres catastrophiques, avec des politiques régressives néolibérales et capitalistes, auraient maintenus notre peuple au chômage", a-t-il ajouté, estimant que le modèle socialiste avait permis de freiner l'impact de la crise mondiale.

"Labyrinthe économique"

Cet état d'"urgence économique" prévoit notamment le recours par le gouvernement aux moyens des entreprises privées (transport, distribution) pour "garantir l'accès" aux aliments, médicaments et biens de première nécessité ainsi que le contrôle des changes. Est également prévue la "hausse des niveaux de production des entreprises privées et publiques", tandis que le président pourra "dicter d'autres mesures d'ordre social, économique ou politique adaptées aux circonstances".

>> À lire sur France 24 : L'investiture de l'Assemblée nationale tourne au bras de fer entre le gouvernement chaviste et l'opposition

Par ailleurs, le président a appelé l'opposition au dialogue afin de faire face à la crise avec "l'appui du Parlement". "Si vous proposez un dialogue, je suis complètement d'accord mais que ce soit un dialogue avec des résultats et des mesures concrètes", a répondu le président de l'Assemblée, l'antichaviste Henry Ramos Allup. Réunie sous le nom de Table de l'unité démocratique (MUD), l'opposition a remporté une écrasante victoire aux législatives du 6 décembre.

Le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves de pétrole du monde, a vu son économie s'effondrer ces derniers mois, au même rythme que les cours du brut, actuellement sous les 30 dollars. Malgré des revenus liés au pétrole de plus de 380 milliards de dollars depuis 1999, Hugo Chavez et son successeur n'ont pas été en mesure de juguler la hausse des prix, ni de sortir le Venezuela de sa dépendance aux pétro-dollars, qui représentent 96 % des revenus.

Avec AFP

Première publication : 16/01/2016

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