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Moyen-Orient

Entrée en vigueur de l'accord sur le nucléaire : "Une nouvelle page" pour l'Iran, selon Rohani

© Atta Kenare, AFP | Le président iranien Hassan Rohani, le 5 janvier 2016 à Téhéran.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/01/2016

Le président iranien Hassan Rohani a salué la levée des sanctions contre son pays, au lendemain de l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire signé en juillet avec les grandes puissances.

Dans un message adressé à la nation, le président iranien, Hassan Rohani, a déclaré, dimanche 17 janvier, que l’accord nucléaire entré en vigueur la veille ouvrait une nouvelle page dans les relations entre son pays et le reste du monde.

"Nous, Iraniens, nous tendons la main vers le monde en signe de paix et en mettant derrière nous toutes les hostilités, suspicions et complots, ouvrons une nouvelle page dans les relations de l'Iran avec le monde", a-t-il insisté M. Rohani.

>> À lire sur France 24 : "Que va changer la levée des sanctions internationales contre l'Iran ?"

L'accord historique sur le nucléaire, conclu en juillet entre l'Iran et les grandes puissances, a entraîné samedi une levée des sanctions économiques qui frappaient depuis 2006 cette puissance régionale aux riches ressources pétrolières et gazières. "L'accord nucléaire n'est contre l'intérêt d'aucun pays. Les amis de l'Iran sont contents et ses adversaires ne doivent pas être inquiets. L'Iran n'est une menace pour aucun pays mais porteur d'un message de paix, de stabilité et de sécurité dans la région et le monde", a expliqué Hassan Rohani.

Son homologue américain, Barack Obama, a salué dimanche les "progrès historiques" réalisés grâce à la diplomatie. "Cela démontre ce que nous pouvons faire avec de la force, de la sagesse, du courage et de la patience", a-t-il ajouté, tout en maintenant la pression sur Téhéran. "Nous restons fermes dans notre dénonciation du comportement déstabilisateur de l'Iran", a-t-il souligné, citant les violations des droits de l'Homme ou encore le programme de missiles balistiques.
 

Les explications de notre correspondante en Iran

Apaiser la frange conservatrice iranienne

Dans l'après-midi, lors d'une conférence de presse télévisée, le président iranien avait indiqué lui aussi que la fin des sanctions ne signifiait pas le rétablissement complet des relations économiques entre son pays et les États-Unis.

Dans son discours, Hassan Rohani a également voulu apaiser les critiques dans son propre pays en soulignant que "l'accord nucléaire n'était pas la victoire d'une tendance politique". Ces derniers mois, les milieux ultraconservateurs, très minoritaires y compris chez les conservateurs, ont exprimé leur opposition à l'accord sur le nucléaire. "Maintenant que les [...] sanctions ont été levées [...] il est temps de construire le pays", a-t-il ajouté.

 

Le portrait de Hassan Rohani

"Il y va y avoir beaucoup de temps"

La correspondante de France 24 en Iran, Mariam Pirzadeh, note toutefois que la levée des sanctions a pour l'heure une portée principalement symbolique. "Pour beaucoup de jeunes, ce qui est important, c’est qu’au-delà de l’aspect économique, l’Iran ne soit plus considéré comme un paria mais comme un pays respectable de nouveau invité dans les réunions internationales", explique-t-elle. 

Selon la journaliste, tout ne va pas non plus changer du jour au lendemain. Alors que les milieux économiques des pays occidentaux se tiennent déjà prêts à revenir en Iran, les effets ne seront pas immédiats. "Même si le gouvernement iranien va récupérer assez rapidement les 100 milliards de dollars gelés à l’étranger, il va se passer beaucoup de temps avant qu’ouvre une banque française à Téhéran", souligne Mariam Pirzadeh.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 17/01/2016

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