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Culture

Le cinéaste italien Ettore Scola s'est éteint à 84 ans

© Tiziana Fabi, AFP | Ettore Scola, était l'un des derniers grands maîtres de la comédie italienne.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/01/2016

Le réalisateur italien Ettore Scola, à qui l'on doit "Une journée particulière" ou "Nous nous sommes tant aimés", est décédé à Rome, le 19 janvier, à 84 ans. Maître de la comédie et homme engagé, il laisse une œuvre foisonnante.

Il avait mis en scène des monstres sacrés, à commencer par Marcello Mastroianni et  Sophia Loren dans "Une journée particulière", présenté à Cannes en 1977. Le réalisateur italien Ettore Scola est mort, mardi 19 janvier, à Rome, à l'âge de 84 ans.

Selon les médias italiens, le "maestro" avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome et était dans le coma depuis dimanche. "Son cœur s’est arrêté de battre par fatigue", ont annoncé son épouse et ses filles, citées par le Corriere della Sera.

Un des derniers grands maîtres du cinéma italien, il laisse une œuvre foisonnante et composite, dans laquelle il a exploré sous toutes ses formes les relations entre l'Histoire et les individus.

Un regard engagé

Né le 10 mai 1931 à Trevico en Campanie, Ettore Scola a commencé à écrire des scénarios dans les années cinquante avant de passer de l'autre côté de la caméra en 1964 avec "Si vous permettez, parlons de femmes". L'un des ses films les plus importants viendra dix ans plus tard avec "Nous nous sommes tant aimés" où Manfredi, Gassman et Stefano Satta Flores tombent tous trois amoureux de Stefania Sandrelli. Trois ans plus tard, en 1977, il réalise "Une journée particulière", film plus politique où Marcello Mastroianni et Sophia Loren se découvrent l'un l'autre dans un amour naissant mais impossible, sur fond de fascisme triomphant.

Ettore Scola était aussi très engagé. Membre du Parti communiste italien (PCI), il tourne dans les années 1970 des documentaires sur les fêtes de l’Unita, le quotidien du parti ou les luttes à la Fiat.  En 1989, il est même devenu ministre de la Culture d'un cabinet fantôme formé  par les dirigeants communistes italiens.

C'était enfin un "peintre" remarquable de la famille italienne, qu'elle soit bourgeoise dans "La famille" en 1987, ou sordide avec "Affreux, sales et méchants" en 1976. Ce film a pour décor un bidonville romain menacé par l’urbanisation galopante et met en scène la cupidité de ses habitants, dominés par un tyran incarné par Nino Manfredi. Le film remporte le prix de la mise en scène à Cannes en 1976.


"Ciao Ettore, nous t'avons tant aimé"

Les réactions ont très vite afflué après la mort de celui qui avait su si bien raconter l'Italie pendant près d'un demi-siècle, des années fascistes à celles des débuts du XXIe siècle. "Ciao Ettore, nous t'avons tant aimé", a lancé sur Twitter l'acteur Alessandro Gassman, fils de Vittorio.

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a aussitôt fait part de sa tristesse après la mort de ce "maître dans l'art d'observer avec acuité l'Italie, sa société et ses changements". Le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini, a salué sur Twitter un "grand maître, un homme extraordinaire, resté jeune jusqu'au dernier jour de sa vie".

La ministre française de la Culture, Fleur Pellerin, a également salué un "immense cinéaste" et un "ami de la France". Il avait reçu le prix du scénario et des dialogues pour "La Terrasse" au festival de Cannes 1980 et obtenu le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur en 1984 pour "Le Bal".

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 20/01/2016

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